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orlando de rudder
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11 mai 2008

Le mélancomique.

Le mélancomique avec ses boursouflures d’amour prurigineux n’a pas de temps à perdre ! En guise d’humour salace ,il arbore un sourire qu lui pince les lèvres, homard en coin de rue qui tournerait soudain en spirale d’égout : j’ai nommé l’arbre sec porteur de désespoir et de pommes acides qui vous mâchent les dents et vous cloquent la langue !…
Le mélancomique s’esclaffe en souffrant de partout. Sa douleur lui rappelle une rage de dents avec carie puante, bien incarnée dans la gencive, avec un abcès dur comme un cor aux pieds rouge rubis sur l’ongle en deuil.
Le mélancolmique sait bien qu’il y a le fruit. Cette pomme d’Adam qui vous bloque la glotte, acolyte du péché pour dévot qui pleurniche -ô ça hurle en dedans - avec la certitude qu’il y a dans le temps de grands esses de boucher brillantes, inoxydables qui attendent notre tour et que l’on a nettoyé à l’alcool de vielles peaux.
Le mélancomique s’esbaudit par la crasse, la hideur stridente qui lui devient bouffonne étrange et familière comme un mur effondré ! L’attente du néant fat pousser la misère et le lierre aussi vert qu’un bubon qui pourrit.
Le mélancomique gratte sa chair de verre pilé .Et ses os le démangent par dessous l’épiderme. Il s’éblouit parfois, l’œil réjoui d’innocence et souriant à voir la laideur méphitique des vieux ordinariats comme s’il était aux anges en morflant pire que tout.
Le mélancomique ne pose plus de question. Il n’y a plus d’inconnu ni d’usage fréquent. L’espérance est drôlesse et ça le fait marrer. Car la peau se réveille et la chair se défrise : vieux désirs de piment qui écorchent la bite en eczéma putride , renoncules aux aisselles, ragoût rance à cul vache et l’interrogatoire de la douleur à vif, tortionnaire qui rigole et que je t’en foutrai, moi.
Mélancolie, sale flic, ça régente le l’absence qui est une populaces aux portes du néant.Ca se groupe et ça grouille et ça rigole d’enfer en se tenant les côtes, se tabassant les cuisses déjà toutes décharnées comme un carnet d’adresse sur le quel on ne trouve que celles des amis morts. Pas le temps d’être là !
Ce qui crève nous ordonne de gondoler nos masques de poiler nos diaphragmes en hilarité lâche, en désespoir mesquin, en quantité d’intrigues obscènes et révulsantes tels les yeux farcis qu’on cuira tout à fait à la façon gourmande de tomates bien mûres.
Le mélancolique possède une âme en viscères assouvi, un esprit de hareng qu’on ne dessale pas un cœur confit d’un sucre à ronger les dentures. Et son esprit dilate une odeur de linge sale trop loin des détergences ! plus d’ordre ni de carré, le magique s’articule en urticaire avide et telle est l ‘exercice des mélancolies sales dont ricane en passant le mortel subissant une vie morne de merde avec dans les oreilles des otites d’Etna.

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