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orlando de rudder
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6 mai 2008

Princesse de Clèves et féminité

Grâce au fossoyeur de notre culture, Monsieur 53%, Nicolas Sarkozy, je me suis mis à parcourir La Princesse de Clèves que je n'avais pas relu depuis sacrée lurette. J'en gardais un souvenir ébloui. En ouvrant les pages, j'ai vu le soleil s'épanouir! Premier roman moderne? Certes... MAis surtout chef-d'oeuvre, allégresse, du lecteur ébloui, plénitude.. et, quelle que soit la Genèse du livre ( selon certainsil serait de plusieurs auteurs ce qui me semble.. enfin bon) de féminité. Je ne crois évidemment plus à "l'écrire-femme" du féminisme nunuche d'autrefois. De toute façon, élevé par des femmes de grandeur et d'amour, je n'ai pas eu besoin de tous ces tralalas! Je savais que le talent est bien partagé et que ma grand-mère,Germaine Tailleferre était la plus grande compositrice de son temps (avec Betsy Jolas) tandis que les femmes qui fréquentaient la maison (Duras, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Lise Deharme,Suzanne Rodillon, Valentine Hugo et j'en passe) m'ont très vite convaincu de certaines grandeurs éblouissantes. A tel point que longtemps, jai ignoré qu'il y eût dans le monde des femmes médiocres, ,imbéciles ou dégueulasses. Ce qui m'a coûté cher... La féminité, dans La Princesse de Clèves est dans le traitement, dans la distance par raport au thème. PAr apport à l'écriture, à la présence. Car c'est encore la présence qui se joue là! Et je vois que c'est une façon d'offrir efficace. Propre à être "récupérée" par d'autres, par exemple des hommes, tiens donc! Le roman est né là, ou peut s'en faut. On a vu ce qui s'est ensuivi. Aussi pensé-je à une autre grande: Duras... Claire de Duras, la Duchesse de Duras, qui écrivit le somptueux Edouard , qui a inventé, elle aussi le roman! Du moins ce roman social d'accession sociale... Le roman de la disparate de milieu, de la "névrose de classe", pour reprendre anachroniquement le titre d'un ouvrage important de Vincent de Gaulejac. Madame de La Fayette est à l'origine de ce type de romans, si important dans notre littérature. Stendhal, lui doit beaucoup.IL l' a reconnu. MAis c'et une évidence. Claire de Duras n'est pas à sa place dans nos lettres! Qu'on se le dise! Il y aurait ainsi une contante peu surprenante: les femmes créent, fondent et puis les hommes ensuite leurs piquent tout... C'est con, au lieu de me décarcasser, j'aurais dû commencer par là! Mais peut-être l'ai-je fait inconsciemment... Avec une inconscience toute masculine! Hi!Hi!
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