7 avril 2008
Bouton de rose
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… et ce jour dans l’allée, j’ai retrouvé le bouton. Je n’ai jamais su où il allait. Car l’immobilité, c’est toujours un leurre. De plus, la machine était en panne. Madame Viscose se sentait toute chose : le bruit de l’eau gère ses humeurs. Elle avait revendu son baptême et, par des forces terrestres au nombre de deux, elle commençait à ressentir le manque. De là à tout invoquer, la sainte famille, le tralala…
Autrement dit, de proche en proche, on en arrive à maintenant. Avant de commencer, je me suis défini en moi-même. Comme sur la photographie ténébreuse dans laquelle on ne voit que moi. Et des eaux qui s’effondrent! Madame Viscose en perd l’haleine. Je ne suis pas mécanicien. Comment réparer la machine? Le flash a fait éclore le bouton de l’allée. Un bouton de rose. Je l’ai cueilli, je l’ai offert à Madame Viscose. Alors ce fut la renaissance et ses lèvres. Roses aussi. Sans épines.
On a reconstruit l’eau comme avant la photo ténébreuse. Ca se soumet au mot à mot. Rien de tel pour remettre la machine en route. Sur l’allée. On a volé le baptême en question. Pour le revendre encore. Avec l’argent, on est allés au restaurant. Puis on a acheté un chat. Il a mangé la rose. On l’a foutu en l’air.
Maintenant on est deux. Comme les forces terrestres qui créent le manque partout. Du coup, elles demeurent à distance. Et les roses restent en place. Et l’eau redevient vive ! L’amour, c’est quand même du boulot. Le bruit de la machine ne couvre pas nos soupirs. Du coup, on sait où on va. En plus, il faut des noms. Voilà.
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