26 janvier 2008
Le plaisir d’être soi est un bonheur digeste
Le plaisir d’être soi est un bonheur digeste. Parfois on le sent lourd en digestion lente : il est méditation enracinée, ventrale. Ô paresse féconde d’une terre endormie préparant le printemps et les ruts ineffables, l’absolu primesaut d’éclatantes, les fleurs.
Le bonheur d’être soi est une faim comblée. A d’autres moments la voici qui s’élève. C’est l’énergie farouche, illuminée, splendide ! Le vol d’oiseaux tout neufs inconnus des horloges. Et le moment qui passe en délice incarné ! Rongeons la poésie jusqu’au delà de l’os !
La joie d’être soi-même tue les pisse-glaïeuls. C’est une œuvre gourmande empiffrée d’allégresse. Marre de l’en-novembré, toussaint qui fait la gueule : Voici venir l’amour onctueux, poilu, gourmand !
Etre ce que l’on est c’est le devenir pur. La décision intime, capitale, fervente. Et l’ordre de la joie qui ne s’obéit pas sinon de par lui-même, on a juste à aimer. Ce qui change et demeure dans le même temps qui broute permet toute grandeur en tout instant vécu.
Viande charnue de l’amour, voici le temps qui passe : je ne fais qu’être là, intensément présent. Je croque à pleine dents la chair sublime des jours. Qu’elle soit cuite ou crue : je suis gourmet à temps perdu comme je suis loup saignant alternativement ! Le grand pied d’être soi est toujours carnivore.
Publicité
Commentaires