22 janvier 2008
La nature n’est pas un patrimoine.
La catastrophe ignoble de l’Erika, qui a été heureusement réparée par travail des hommes, travail acharné, admirable, ne fut pas une « catastrophe » écologique mais simplement ( ?) une pollution dégueulasse, un sale accident… Cette saloperie ne remet pas en cause l’équilibre du coin ni de la terre. Néanmoins, je pense que l’on n’a pas été assez sévère avec les responsables…
On a indemnisé. Bon. On a indemnisé une association pour la défense des oiseaux. Bon : il y a eu travail, activité humaine, secours , recours et soins. Les dirigeants de l’association ont fêté cette première inquiétante. Tout, en vrais écologistes, parlant des « dérives » possibles. Par exemple que le pollueur paye et que le destructeur d’oiseaux puisse verser de l’argent pour avoir le droit de les tuer. Ca s’appelle un droit de chasse et ce n’est pas nouveau.
Ce qui l’est, en revanche, c’est le fait qu’on puisse représenter les oiseaux ! Etre leurs délégué. Et empocher le pognon pour les protéger. Autant dire qu’on en est propriétaire comme la Du Barry l’était du « nègre » Zamor. Jusque là on ne possédait pas la nature, sinon par le foncier, la terre. Ce que font les ONG en achetant des terres cultivables en amérique du Sud, par exemple, devenant latifundistes, propriétaires afin de faire du commerce « équitable » ( !!!!!)Le mentalité capitaliste inhérente à l’écologie étend le domaine de la propriété de la nature. Le vivant devient marchandise sous prétexte de l’aimer, le sauver…
L’écologisme, en France, rappelons-le, a servi à redorer el blason de quelques collabos pas trop compromis, comme Dumont, parlant déjà, mais sans le mot, d’écologisme dans la presse pétainiste. L’héritage de Spengler et d’Alexis Carrel a ainsi survécu grâce à ce genre de types et au mouvement planète, ente autres groupement naturophiles d’extrême-droite ayant survécu à la libération malgré des engagements résolus. Puis, l’écologisme d’outre-atlantique héritier des ligues de vertu américaines, voire de la droite raciste type KKK, des pensées fascisantes des mouvements végétariens comme celui de Kellog a renforcé le fonds européen écolo-nazi de Haeckel et Scheoenichen. Les gens de la Cagoule, de l’Oréal donc puisque c’en sont les dirigeants, avec ce pauvre Hulot, le miteux de service pas clair politiquement.
Aussi ne devons-nous pas nous étonner si, lors d’une pollution mssive comme l’horreur de l’Erika, on puisse découvrir le droit fil de ces pensées dans un discours écolo parlant de « patrimoine », de « génération futures », de « culpabilité » euh… « responsablité humaine » brefn, quasiment de « décadence » et de « danger pour la planète » une appropriation du vivant dans une sorte de « nationalisme biosphérique » capitaliste et même libéral avec proclamation d’un « amour des animaux » dans le droit fil des horreurs passées, mêlant les fascismes au capitalisme après l’avoir renié, comme le fait l’écologisme devenu souci de Bush et de son mini-clone, Sarkozy, aidé s de son cousin en bisbille José Bové qui rappelle étrangement les anti-parmentier de jadis disant que la pomme de terre est un poison pour les mêmes raisons anti-humanistes, anti-progrès, anti-lumières avec célébration des frugalités, des ascèses et de tout ce qui est moche, en gros.
S’approprier l’oiseau est de cette mouvance .C’est extrêmement inquiétant. C’est le capitalisme d’origine « protestante » (mais que les autres religions approuvent) dénoncé par Max Weber il y a belle lurette, le tout sur fond de bien-pensance et de réveil des religions. Tout finit, en plus, par du fric : arme de la lutte pour Dieu !
Toute association d’amis des animaux se fout de l’humain. Jamais un Brigitte Bardot, ^par exemple ou un Bové ne parle de la torture dans le monde, de l’esclavage qui existe encore… Ils sen foutent, ce n’est pas la priorité ! La priorité est de mépriser l’humain (il faut en éliminer 90%, selon l’écologisme courant) au profit de la constitution de la terre en patrimoine, en bien, en finance, en fiduciaire, moyen idéaux de créer l’ « Homme nouveau », plein de vertus, qui en fume pas, trie ses poubelles, ne fume pas, ne boit pas, ne touche pas à la nature qui appartient aux chefs, ferme sa gueule, obéit, croit en Dieu ou en la « mère Nature » (salope !)et jette des pierres aux marginaux avant de les lyncher. Une vie « naturelle» de fourmis, de termites, d’abeilles ! Tout ce que l’humanité a voulu dépasser ! Ah ! que de beaux massacres et guerres en perspective ! Avec un contrôle social florissant !
LA nature n’est pas un portefeuille d’action. La terre n’est pas un patrimoine pour agioteurs mesquins, regrattiers d’une bourse de valeurs confite dans la dévotion, la religion, la litanie écolo ? Ce vocabulaire de la banque et de la finance, qui est à la mode chez les environnementalistes (il n’y a pas d’environnement, le saviez-vous ?) révèle par son efficacité le réel de ces mentalités héritières des obscurantismes les plus dangereux. Cette idéologie dangereuse se révèle petit à, petit… Elle use des même ruses qu le marxisme porteur, jadis, d’espoir qui furent plus que déçus. L’écologisme représente un danger analogue : c’est un totalitarisme… Et les oiseaux sont « instrumentalisés » comme on dit de nos jours !
Fric et foi ! C’est la loi !
Résistance !
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