20 novembre 2007
Il ne faut pas s’y fier !
Moi, le jour qui passe, j’en ai vu d’autres, alors, on ne me la fait pas ! Croyez-vous qu’il faille encore vivre par un temps comme aujourd’hui ? Ce que j’en dit ne vaut guère mieux que ce que j’en dirai demain. J’aime pourtant reposer mes oreilles sur le lin.
Parce que, tout de même, il faut qu’il y ait des jours. On ne sait pas pourquoi mais sans ça, c’est lacune. Et ça jaspe les lèvres, quand je me parle ainsi. Ce que j’oublierai ne te dira rien. Comment faire ? J’aime les coussins dodus qui ressemblent à des oies ! Plumes à l’intérieur, comme mémoire humaine !
C’est avec le vieux temps qu’on fait celui qui passe. Patience et dévotion à qui j’aurais aimé, à qui j’ai presque aimé,,à ce qui fut peut-être. Ce ne fut pas ainsi, mais il m’en souvient bien. Et donc, c’est comme ça, vois-tu ? On n’y peut rien !
Avec les jours passés, on ravaude les souvenirs.Ca en fait des paquets, mous comme des oreillers. Mais sais-tu ? chaque jour : Il ne faut pas s’y fier ! Oh ! non !
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