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orlando de rudder
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orlando de rudder
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11 octobre 2007

Dans les parages de ses mains…

Dans les parages de ses mains rien n'est encore situé.  Derrière la lampe, pas la moindre allusion. Ce  qui est  emporté dans la petite chambre ne sert plus à rien! Au cagibi! Bon débarras!

La solitude tempête comme un poing sur la table.  Elle est déshabituée du moindre bagage. Un dieu qui l'eût créée s'en mordrait les dix doigts. Cinq pour la pleine lune. Les autres, on ne sait pas.

Derrière la lampe il y a des lumières, elles aussi. Nous sommes des voyageurs, n'est-ce pas? Et toujours!

Moi, ses cheveux en vagues, remontés sur la nuque, ça me tremble, roseau, j'en suis hyperbaba. Mais elle ne sera pas mon ultime voyage. J'ai peu de doigts à mordre quand je suis caressant.

Dans la petite chambre il y a des choses en trop .

Nous sommes des voyageurs fût-on même immobiles. Il y a des trains brutaux, avec des lampes derrière que l'on ne voit jamais mais nous mènent trop loin.

C'est pourquoi, Dieu et moi, ça ne fabrique pas un monde à voir venir. C'est comme une variante d'évangile obscurci, avec des doigts mordus on ne sait pas combien. Ni même un peu pourquoi.

Parfois, la solitude, quand elle cesse de beugler, montre des douceurs costaud qu’il faut savoir aimer. Elle nous est un voyage. L’Evangile manque de peau c’est une lumière froide, On ne s’use pas les doigts en feuilletant ses pages. Mais il faut la lumière et la lampe de la chambre peut servir en ce cas. Puisqu’il n’y en a pas d’autre.

Dans la petite chambre, on savoure  l’absence à la sauce au silence avec piment jaloux et gratiné de larmes.

Parfois ses bras en l'air, au dessus de ses seins semblent vouloir  attraper quelque signal d'alarme pour tirer vers le bas et que ça sonne enfin. Sauf que me v’là  t-y pas, tu vas voir, tu vas voir… Je vais te feuilleter en me mouillant les doigts comme pour un livre ancien mais en bien plus vorace.

Mais on n'est pas en train tous les jours que Dieu fait: cinq doigts mordus plus deux, ça lui fait la semaine. Seules ses mains à elle sont du pareil au même si l'on voit l'une et l'autre. Et moi, dans ses parages, je suis un dieu vivant, sans majuscule aucune. Elle est tout mon voyage, fût-elle caressante et joliment mordante. Elle me fleurit l'espace. Et, parfois répandue, osons l'anacoluthe, je lui varie le temps par de l'amour qu'on fait.

Derrière le soleil il n'y a rien qui vaille et je préfère la lampe de quarante-cinq watts. C’est trop d’intensité pour lire un Evangile. Mais ça caresse la peau d’une femme quand me voilà t-y pas pour lui faire tu vas voir en lui mordant les seins, et les mains, et tout ça.

Surtout qu’elle-même est là, vu qu’on est tus les deux, avec ses mains, des seins et du pareil au même que je sais quoi en faire dans la petite chambre ou ailleurs s’il le faut !

Dans les parages de ses mains, il y a du temps qui passe, et qui passe sur ma peau: Des charrues rident la lune, labourent les flancs du temps et Dieu se ronge les ongles: il n'est jamais content.

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