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orlando de rudder
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10 juin 2007

Evohé poil aux pieds !

On y revient toujours. Le passage à niveau a vraiment l’air trop bête. Et les arbres ! Un jour,  il faudra que la forêt  voisine nous rende des comptes. Elle a trop l ’air d’être comme elle est. Avec ses arbres bêtes et es animaux tristes de vivre en pleine nature, là où l’on se fait manger, dévore, torturer tuer par des bêtes plus bêtes encore que toutes les bêtes méchantes. C’est à dire toutes, un peu s’en faut.

Le Grand Pan rit d’autor et se détend la rate en mangeant des lièvres dont il  suce les os, gloutonnement vachard !

On y revient toujours : le passage à niveau coupe le paysage. Moi d’un côté, toi de l’autre !Une fois le train passé, on pourra voir à voir ! On y revient toujours parce qu’on n’y voit rien ! Sauf à oser venir là où c’est dangereux ! Evohé, poil aux pieds !

Le Grand Pan écrabouille de son poing langoureux les wagons métalliques du train qui va passer tout raplati !

On y revient toujours, trop conne est la nature et les amours humaines vont le lui rappeler ! Même qu’on sera à poil sous les nuages et puis… Ils  se la jouent tout beau pendant que ça se tue. Certains font les cruels, chassent ave des fusils ! Ca fait rigoler la moindre des fourmis. Evohé, poil aux pieds !

Le grand Pan nous regarde et sourit comme aux anges, sauf que les anges, lui, ils les bouffe à la sauce épicée, pleine d’ail et treize à la douzaine avec de l’huile d’olive et des « miam-miam » sonores !

On y revient toujours, nous seuls savons aimer les humains qui s’amusent à vivre la vie terrestre en déconnant commac quand nous clapons des steaks en riant de bonheur  parce que le vin est bon et que ton cul, ma mie, c’et du nanan mastoc, tu vas voir tu vas voir ! On est la Femme et l’Homme, on va se négocie des câlins très vivaces : Evohé, poil aux pieds !

Le grand Pan trouve aussi que l’ange tient peu au corps, il cherche une bête mignonne à se mettre sous la dent, une biche par exemple ou bien des lapinous : plus c’et attendrissant et plus c’et savoureux une fois embroché, puis cuit à juste feu !

On y revient toujours! jamais, jamais, jamais l’homme ne sera aussi cruel que la plupart des bêtes ! Celles qui torturent  les autres  en ricanant bien bas ! On leur donne la leçon de l’amour qui surgit, puis qui est le poète musagète éthéré ! Car, nous, ma mie, youpi, on se fera l’amour comme s’il en pleuvait une fois le train passé ! Evohé, poil aux pieds !

La musique des oiseaux ne vaut guère tripette ou tripe de sanglier quand on l’a préparé ! Heureusement voici le Grand Pan qui s’agite et danse la cordace en jouant de la flûte ! Les nymphes nixes et ondines font vibrer  des syrinx et des crwth  des lyres des trompes , moulinent des mélopées hautainement radieuses, tandis que les oiseaux font la gueule, dépités ! La musique et humaine et le Gand Pan le dit en étant un dieu facile et bienveillant !

Le Grand Pan s’amourache d’un nymphe, cuisse rose et tralala mafflu ! Amusés par la vie tout deux mangent des cabris relevés de sarriette ! Il dévorent salement, se tâchent avec la sauce qu’ils lapent sur leurs corps nus, déglutissent vulgaire le tout avec tout plein de gros bruits malpolis !

Et tout devient bon, car en viande nous sommes et de viande nourris devenons bien meilleurs ! Ô tendre est notre cœur comme la cuisse de la nymphe que le Grand Pan fourbit ; Même qu’elle l’émoustille ave des cris sauvages étudiés pur  l’ardeur et que c’est très joli !sardonique et le sexe qui se fout de la gueule des natures un peu moindres qu’il est nature lui-même, absolu Chantecler de la beauté du monde ! Et si je te mordais ? Où ça ? Tu le sais bien ! Evohé, poil aux pieds !

Le grand Pan organise les amours affamées, les trains en retards, les joies illuminées, le désir tellurique, les viandes qui grésillent et dans sa bonté folle il se marre comme un fou !

O y revient toujours : le passage à nouveau aux barrières baissée, nous roulons sur les rails des foutaisons qui durent et des vastes léchouilles à clapotis coquins.  Alors nous deux, ma mie, on connaît la chanson de la fragilité ! On mangera des cailles, des perdrix des bécasses, on se fout des oiseaux, vu nos coeurs envolés et nos peaux de désir planant beaucoup plus haut que le modeste  ciel qu’on toise en se marrant !L’amour ave des dents est le seul vrai possible !  Reversons dans nos verre du vin fort et qui cogne ! Evohé, poil aux pieds !

Le Grand Pan, finalement, a pitié des oiseaux, jaloux de la musique que seul l’humain connaît alors ils les bouffe tous, du moins les seuls mangeables, avec des sauces sagaces, subtiles et mieux que ça !

On y revient toujours, une fois le tan passé, tu feras la drôlesse et moi le va-nu-pied ! Il y aura bectance dans le petit panier, du vin frais qui scintille et toi,la femme, tu es la terre pire , l’immensité radieuse, la vivacité grande, la patrie de ma peau, mon cher pays natal, l’autre  rempli d’horizon, plus ainsi que moi-même que je le suis en toi …  Voici le train qui passe. Evohé, poil aux pieds !

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Commentaires
A
J'ai l'impression de ne pas avoir lu le même texte qu'Angeline et Poetic... Il faut que j'y "retourne". Au passage à niveau. Je me suis attardée sur ce qui se voulait un "dénouement" discret, "rempli dhorizon".
P
Dans l'indispensable trilogie du "Guide du routard galactique", le héros, Arthur Accroc, apprend le langage des oiseaux … pour se rendre compte qu'ils ne racontent que des conneries sur la vitesse du vent, les endroits où grailler et les femelles à prendre. Chaval le disait déjà haut et fort : les oiseaux sont des cons. Merci d'oser le clamer avec tant de talent.
A
L'homme, plus cruELLE j'ai écrit ? Un féminisme à la gomme ? <br /> <br /> Je retourne croquer ma pomme. Il est bien trop tard maintenant.
A
C'est vrai que l'homme est plus cruelle que les bêtes, Oh grand Orlando de rudder qui aime la bière, cependant attends un peu l'arrivée des extra-terrestres et on verra qui sera cruel au final.<br /> <br /> Je te jure, si.
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