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orlando de rudder
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orlando de rudder
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9 juin 2007

Je parle du labyrinthe enchevêtré!

Je parle  du labyrinthe enchevêtré. Celui qui s’est ébouriffé, devenant plus dangereux.  Je parle du labyrinthe arbitraire, qui n’a pas de raison et qui  peut se retourner pour devenir dehors. Je parle du labyrinthe en chevelure décoiffée, en embrouillamini…

Les deux lunes de la hache double brillent même la nuit : il suffit d’une étoile. J’entends les pensées lourdes qui encombrent le crâne du taureau ! Il n’y a pas d’horizon, rien que des saisons plates !

Je parle  du labyrinthe enchevêtré ! Ô, fût-il  cristal pur, montrant par transparence l’absolu des forêts, des plaines… Fût-il embourbé, ne montrant que le ciel….  Fût-il quoi que ce fût, mortel comme l’échafaud, le labyrinthe donne l’envie, le désir, mais refuse l’essor ! Lui seul promeut les rêves de liberté totale ! Lui seul excipe du besoin d’être ailleurs avec la fermeté du désespoir solide !

Oui, je parle du labyrinthe et de ses haches en duel ! De la hache double, si franche quand elle tranche !  L’une des lames tranche les mains, l’autre tranche les pieds ! Parfois l’inverse ! Ou chacune, une main et un pied. Ou le reste. Ou le sexe des mâles. Pas la luette. Alouette. Dans quel ordre ?

Première main, seconde main, occasion manquée, labyrinthe ébouriffé, embrouillamini. La hache double veille. chacun sait ce qu’il perd. Obscurité certaine, égarement touffu : Je parle  du labyrinthe enchevêtré

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