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orlando de rudder
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orlando de rudder
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26 mai 2007

Poils .

Enfin c’est intéressant de contempler  les poils. Pas ceux du chat, du hibou de la  voisine… Ceux-ci, là, à celle-ci… LEs poils de cette femme. Lorsqu’elle sommeille agressif, en roumégnant ronflé.  , dans le présent perceptible qui fourmille  d’une impatience à devenir futur. Et de fringale de temps mort qui veut encore mourir.

Juste un souffle sur les poils ;  leur mouvement de blé sous le vent d’horizon ne la réveille pas. Le mâle n’a même pas effleuré : c’est égal, il fait beau.

l’espace recule, le temps reflue : son corps nu a tut envahi. Qu’importent l’arbre ou le toit, ma rose trémière, le réchaud, le cyprès,  la mayonnaise ? Il lui suffit d’être là dans son paysage de ventre, de tout de David, de seins, de jumeaux, de poils, de gazelle, d’aura. Je devrais chanter des louanges sublimes ! Que d’instants fort lubriques à portée de ma voix ! Ca la réveillerait et c’est bien comme ça. Mais je m’abstiens : Le tout est de savoir se conduire dans ce genre de situation. 

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