Poils .
Enfin c’est intéressant de contempler les poils. Pas ceux du chat, du hibou de la voisine… Ceux-ci, là, à celle-ci… LEs poils de cette femme. Lorsqu’elle sommeille agressif, en roumégnant ronflé. , dans le présent perceptible qui fourmille d’une impatience à devenir futur. Et de fringale de temps mort qui veut encore mourir.
Juste un souffle sur les poils ; leur mouvement de blé sous le vent d’horizon ne la réveille pas. Le mâle n’a même pas effleuré : c’est égal, il fait beau.
l’espace recule, le temps reflue : son corps nu a tut envahi. Qu’importent l’arbre ou le toit, ma rose trémière, le réchaud, le cyprès, la mayonnaise ? Il lui suffit d’être là dans son paysage de ventre, de tout de David, de seins, de jumeaux, de poils, de gazelle, d’aura. Je devrais chanter des louanges sublimes ! Que d’instants fort lubriques à portée de ma voix ! Ca la réveillerait et c’est bien comme ça. Mais je m’abstiens : Le tout est de savoir se conduire dans ce genre de situation.