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orlando de rudder
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25 mai 2007

Surdoués: un handicap

Marie Rennard, sur son blog « providence » nous parle d'un surdoué…

Les psychologues et, parmi eux, l’engeance cognitive, pensent que la surdouance (ainsi parlent-ils du fait d’être surdoué ! Moi, je dis « surdon ») est une précocité ! Une simple précocité ! Alors que certains enfants sont plus intelligent que es tas de vieillards ! Cela rassure les psy !Mais ils se trompent. Le surdoué, certes, pense plus vite. Mais il a aussi plus d’amour en lui : une autre façon de voir les choses… l’on voit des gamins de treize ans aimer autant Corneille qu’Harry Potter, se délecter de Mozart autant que de chansons à la mode… Et ils font peur aux autres et sont souvent persécutés : on les trouve froid alors qu’il son tendres !  Certes il sont mieux entre eux et cela est ennuyeux. Dans les institutions spécialisées, ça communique vite… Mais ailleurs, on se méfient : ils aiment rarement le foot (imaginez Descartes, avec sa tendresse, sa modestie d’homme qui a vécu, a connu les atrocités de la guerre et a pensé fort ou Gauss, fou furieux d’amour vrai, ou encore Arago s’intéresser au foot ? Si : jouer, se marrer en tapant dans un ballon.. Ca, c’est possible) et les choses à la mode. Leur pensée va loin.Et l’une des caractéristiques des surdoués est l’aptitude à la sérendipité.

Là encore, les psy en ont fait une sorte de trucs à trouvailles, prétendent que Fleming en a fait preuve (et Mouldy Mary ?), comme ça, sans idée préconçue ! Ca rassure aussi, mais c’est faux !La sérenditpité, comme le surdon, sont partie d’un art d’être soi, d’un art de vivre. D’un art de penser autrement et d’aimer plus :

Je suis un homme qui pense à autre chose

Victor Hugo, Choses vues, 25 décembre 1863.    

Cela dit, il faut bien comprendre que le surdon est un handicap. Car :

Rien n’est plus odieux aux gens médiocres que la supériorité de l’esprit ; c’est là, dans le monde de nos jours la source de la haine.

Stendhal, De l’Amour 

Pas seulement aux gens médiocres ! On a vu Jacquard ne rien comprendre à rien dans une émission de télé, devant une fillette surdouée qui le toisait, tranquille ! Pensez que certains, comme Stuart Mill, savaient le grec à trois ans… Et prenaient plaisir à lire l’Illiade ! Aujourd’hui les « ça fait chier »  vomissent La Princesse de Clèves, ce chef-d’œuvre, faute d’intelligence, certes, mais aussi par manque d’une certaine inclination du cœur et de l’esprit à aimer, à la fringale de connaissance, au partage… !

Dans le monde actuel, ça ne va pas s’arranger… Pourtant, les surdoués peuvent être vraiment utiles. L’intelligence procède de l’amour (de « l’affectif » diraient les psy).ele a besoin de la culture, sinon elle s’aigrit en roublardise : on jouit de tromper les autres, compulsivement sans vrai bonheur possible, sans ce bonheur intime de l’intelligence des choses fécondant la connaissance qui fait que l’on conserve, au fond de soi, dans le pire malheur, encore un peu de ce bonheur solide qui permet de résister. Ce bonheur bizarre qui fait dire à Barbey, dans «le bonheur dans le crime »(Les Diaboliques) que

Les gens heureux sont graves.

Eh oui, le surdoué préfère le rire à la rigolade ! Or le rire, c’est grave, c’et pas rigolo du tout ! C’est même parfois mélancolique ! La rigolade n’est qu’angoissée (Rabelais parla durement de l’angoisse du carnaval)… Elle a un sens, la gravure de Dürer : elle répond à Rabelais (dix ans les séparent).Mais c’est une autre histoire ! La nôtre.

Il semble que les institutions pour surdoués s’améliorent. De mon temps, c’était juste-juste ! Le surdon ne tient pas seulement au Q.I : ça va plus loin… De toute façon, les tests genre Mensa vont plus loin. Et certains surdoués les manqueraient…

En attendant, la souffrance du surdoué vient d e la mise à l’écart par les autres. Oui, c’est un handicap : l’incompréhension mène parfois à la haine et les profs n’aiment pas, non plus, trop les surdoués (Tandis qu’ils essaient de faire un cours sur Racine,  l’affreux ,là, au fond de la classe, celui que les autres élèves cognent tout le temps, connaît la pièce par cœur et, pire, la récite avec un plaisir gourmand !)…

Admettre le surdoué, c’est déjà se rapprocher de lui. Il peut apporter beaucoup. Mais en ces temps d’anti-intellectualisme…

Il faut du courage, de la résistance, de la résilience, pur être surdoué... La pratique d'un sport de combat permet parfois d'échapper à la haine! A l'incompréhension, au rejet, au refus...

Tins.. Et si vous lisiez Louis Lambert, de Balzac? Un surdoué par lui-même?

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