La bryone.
Si, dans le bois, quelqu’un entend, non pas le craquement habituel, tu sais… Mais un autre, peut-être plus simple. Eh bien, je ne sais plus. Pourtant, souviens-toi : c’est un jour de célébration, quand on a déterré la bryone ventrue. Celui qui avait faim n’en mangea qu’une seule fois. Peut-être que, dans le bois, ce nouveau craquement demande une importance à nos yeux. Mais à quoi bon ? S’il ne se fait pas voir ? Et c’est, écoute-moi, sans doute l’ennui qu’il y a, l’empêchement de voir ce qui est souffle ou bruit. On n’en voit que la cause et seulement parfois ! Ca ne nous suffit pas. Tu sais ce que tu veux. Nous n’irons plus au bois s’il n’y a rien d ‘autre. Il va falloir traverser la plaine. Regarde les genévriers ! Puis s ‘en aller encore jusqu’à ce qu’on découvre l’endroit qui sera là. Et jamais plus ailleurs. Toi et moi.