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orlando de rudder
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20 janvier 2007

Une catapulte à oies sauvages...

Grand appétit d'orage !

Oui de oui: les orages avides crevassant le ciel mou ! Ah quelle joie de vivre quand ça tonne terrible ! Avoir les pieds  chevillés à la terre et même envie de mordre les arbres, pour voir !  Avoir la vie dure !

Ma catapulte à oies sauvages fonctionne parfaitement : elle les lance en l’air, les oies ! Là-haut, elles tournoient et deviennent aussi soûles que de modestes grives !

Tiens, les chevaux ont peur, ils ne savent où aller, il n’y a nulle part pour les chevaux d’effroi ! Le ciel crache les éclairs et tout le monde  peur !  Résister à tout. Maintenant surtout. Pour voir ça ! Pour voir ça encore !

Je n’ai pas trouvé d’oies grasses pour ma catapulte : j’aurais bien essayé pour voir si, par hasard, ça leur retournerait le foie !

J'ai vécu durant des  années. Et ça sert à quelque chose, la vie ! On peut y voir le vastes orages ! S’en réjouir !  S’exposer ! On ne sait jamais : Brandir  une grande épée et l’agiter en l’air comme pour éventrer les nuages, les faire crever plus vite !

Avec un peu de chance, en retombant, une oie sauvage s’embrochera !

Danger d’être en défiant la foudre ! Et, si j'en reviens,  c'est que probablement j'ai la vie chevillée au corps. Sauf qu’un paratonnerre, c’est de la blague en fer !

A la place des oies, les canards vont aussi !

Ah ! sortir du vague ! Préciser  en fin de quoi sont faites les choses !  L’air qui frémit, bouillonne ! Tourbillon, danse folle ! Et l’éclair en moins de temps qu’il en faut pour…

Les corneilles sont trop petites pour ma catapulte.

Le galop compulsif de chevaux affolés ! Il n’y a pas de mur, ils fonceraient dedans ! Mes pieds chaussés d’argile manquent d’une prise de terre : enfouissons- les dans la boue en défonçant l’herbage ! Ca écrasera peut-être un hanneton ou deux.

Les oies retombent parfois sur la neige. Il y a du rouge. C’est beau. On s’en fascinerait. Encore une à lancer, ô ball-trap sans fusil ! Juste pour le plaisir ! Même si la mort s’ensuit ! Qui donc n’a jamais tué ?

Devenir sous pression, sans soupape, autocuiseur frappé par la foudre soudaine, exploser parmi dieux dans un feu d’artifice de tripes et de sang, juste pour qu’ils me pleurent, ceux qui ne m’aimaient pas et qui feront semblant ! A la condition d’une pierre… Autrement, ils s’en foutent. : pas de tombe, pas de larmes. L’un des chevaux tourbera fou.  Rate du ciel qui court ! Parmi dieux, sans caillou !

Les oies ont de l’esprit, dommage qu’elles soient bêtes.

Grand appétit d’orage !

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Commentaires
P
Ca n'a rien à voir mais quand même un peu... Il y a quelques années des techniciens et ingénieurs d'un pays voisin et ami empruntèrent à la compagnie Airbus son "canon à poulets" pour tester la résistance de pare-brise d'avions de leur fabrication aux rencontres avec des oiseaux. Grande surprise des ingénieurs et techniciens : toutes les volailles passent à travers le pare-brise comme des balles dum-dum,pour s'encastrer dans le siège du pilote... Ils télephonent à leur collègues d'Airbus qui ne comprennent pas jusqu'à ce qu'on leur dise que les poulets étaient congelés...
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