Cinq choses peu connues de moi.
Patrice Houzeau a été invité par Lucien Suel (vois son blog) à écrire cinq choses peu connues de lui (voir: Le Blog Littéraire aux liens).Et Patrice m'a invité, ainsi qu' Elise Antoine, Chris, Amel Zmerli et Dominique Delhaye à en faire autant. Eh bien voilà les cinq choses peu connues me concernant:
1. Si j’avais su ce que je sais de moi, je ne m’aurais pas cru, je n’aurais pas vu, je n’aurais pas dû, pas ça du tout ou autrement. J’eusse été quelqu’un d’un autre part comme ça, genre va-comme-je-te pousse et qui qu’en grogne à qui mieux-mieux, dans la fécondité des erreurs véritables et des « certainement ? Peut-être » ! Comme des « voilà t-y pas » et des « ben ça alors » ! Même des « il est vrai que »… Mais ça, c’est de la blague !
2. Je suis bâti de l’amour reçu, ce n’est pas de la tarte ! Sans doute y a t-il des gens dont on ne doit pas être aimé, c’est pire que tout ! Mais il faut bien faire avec l’amour malfoutu, la tendresse rétive qui bringueballe à la va-comme-je te pousse et va z-y donc mon gars
Suis-je une plante carnivore? Ceci dans l’histoire même d’un être mâle doté d’un trait d’union de chair, truc du désir mafflu et pour faire quelque chose… Je crois qu’il va pleuvoir mais je n’en suis pas sûr !
3. Je suis construit des mépris et des coups subis. De ces regard de haine, de la misère qui pue, d’un dos jamais courbé mais quelquefois bleui. Ca fait des trucs à dire qu’on ne peut pas comprendre, alors je parle aux arbres dans la belle matière que les énergumènes nomment encore « nature » en passant à côté, parce que ça peut faire mal si on e dévisage ! Et puis je me tais pour écrire autre chose. C’est bientôt l’heure du thé, je vais boire une bière.
4. Je suis fait des viandes dévorées, du saignant de bavette, de tripes et d’andouillettes, de bière et de regards, de femmes-moutarde dentues que j’ai mordues parfois, histoire de voir un peu si ça se mange ou pas. Lors les yeux féconds ardents éclairent et ça les éblouit. J’aime bien faire la vaisselle. Je pense avec mon ventre: j'ai mangé ma cervelle comme on se ronge les ongles. Fatale inadvertance quand on'a plus de coeur à cause d'une telle ou des...
5. Je suis à côté, horriblement présent : J’ai découvert enfin que le fait-écrivain joint d’une façon fatale l’inutile glorieux au moche désagréable, mais que j’ai bien raison : ça m’a fait découvrir quelques envies cocasses.. Rien ne gerce mon cœur des langueurs monocordes que donnent les rancoeurs et les brisures variées. Et, youpi tralala, c’est ainsi que je puis savourer le sagace, coriace et vache, vrai bonheur d’être moi. Je suis un arbre perché. Tiens, non, il ne pleut pas.
A mon tour, donc, puisque c'est le jeu, j'invite PAscal Perrot( Insurrection poétique) Phrensswa (Urbi et orbi), Nina louve, la fée cabossée et Christophe Massé à nous révéler cinq choses peu connues d'eux-mêmes!