Définir la poésie 2.
La notion de poésie, synonyme de liberté, désigne le pouvoir de choisir de façon absolue, c’est à dire d’être à l’origine de ses actes. Autrement dit un poème, au-delà de son auteur, est censé pouvoir choisir de lui-même ce qu’il choisit, sans être poussé à l’avance d’un coté ou d’un autre par quelque influence ou cause que ce soit.
Le choix ? C’est le moment décisif : le poète mélange tous les ingrédients du poème. L’adrénaline, contenue dans la cervelle fixe l’expression déversée dans l’oeuvre
Le poésie suppose un certain contrôle de la part de l’agent : contrôle sur ses actions mais aussi sur les pensées et les émotions à partir desquelles il va se décider d’agir - contrôle qui suppose aussi la capacité de s’abstenir.
A certains moment, selon quelques poètes, Les mots semblent devenir élastiques et emprisonner la signification, le sens. La forme, humaine et mécanique facilite cette étape décisive, puisqu’elle et la chair expressive de l’expression ! Le poète peut opter pour le pétrissage sonore à durée variable, la lente élaboration d’une musique. Ce qui n’est pas constant, car la création est souvent entrecoupée entrecoupé de périodes de repos. Ensuite, l’écriture, la rédaction intensifie la densité émotionnelle et fait « prendre la mayonnaise ». Tout se passe désormais plus vite Mais ne dure pas forcément longtemps. Le poème devient alors plus efficace.
D’autre part, l’exercice de la poésie suppose des conditions objectives : que les termes du choix soient des possibilités réelles. Pour que je puisse choisir entre A et B (ou même pour que je puisse m’abstenir de choisir (possibilité C)), il faut qu’A, B et C soient également possibles.
La poésie devient alors une forme particulière de la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui.
Ainsi rejoint-elle l’étymologie significative du poème,
Elle peut alors se déclarer d’au moins deux façons .L’une, faussement négative, par l’absence de soumission, de servitude, de contrainte exercée par autrui. Le poète est indépendant. Mais c’est une illusion, puisqu’il est tout de même un miroir de son temps !
L’autre appert plus positivement : Car le poème exige une certaine autonomie et cette terrible spontanéité acquise par un travail prométhéen du « sujet rationnel »; Les comportements humains du poète écrivant sont volontaires, du moins consciemment, se fondent sur la liberté que la forme demande, surtout la plus stricte ! Ainsi, l’acte poétique peut-il être qualifié de libre. Voire...