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orlando de rudder
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28 décembre 2006

Joyce Mansour

Joyce Mansour étonne, détone, détonne: Poète habitant d'abord l'Egypte, une de ses merveilleuses femmes surréaliste, elle a su, il y a déjà longtemps, parler en femme déterminée, costaud, drôle et libre! Pourquoi l'oublie t-on trop souvent?Trop libre, peut-être... Beauté gênante venue d'Egypte... Se foutant de la gueule de la presse féminine. Ca fait beaucoup, non? Voici un poème qui me plaît:

QUELQUES CONSEILS EN COURANT SUR QUATRE ROUES

Votre mari méprise vos tentatives d'accrochage ?
N'hésitez pas à changer de vitesse au milieu de la nuit.
Surveillez ses cadrans : huile, température d'eau, essence.
S'il martyrise vos pneus
Embrayez à fond et utilisez au maximum votre petit frein moteur
N'accélérez jamais quand s'allume son clignoteur
Consultez plutôt votre témoin le rétroviseur
Et rangez-vous à droite sans trop vous trémousser
Au premier indice de manoeuvre amorcée
Dévoilez avec avarice vos bourrelets protecteurs
On ne peut être assez sûr du bon fonctionnement
de ses phares.

Et puis voici un petit extrait des Histoires nocives, car Joyce MAnsour y allait fort:

La matrone est le parangon des infirmières : rayonnante de bonne santé, le sexe franc et ouvert

comme une boîte de sardine, elle a l’air de sortir d’une page de l’Ancien Testament. « Je veux

m’asseoir sur tes genoux », me dit-elle. Inutile de se perdre en avances maladroites. J’ai allongé

un grand coup de pied dans les tibias du barbu pour le faire déguerpir, et j’ai gobé la langue

babillante de la matrone.

Etonnant, non?

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