Joyce Mansour
Joyce Mansour étonne, détone, détonne: Poète habitant d'abord l'Egypte, une de ses merveilleuses femmes surréaliste, elle a su, il y a déjà longtemps, parler en femme déterminée, costaud, drôle et libre! Pourquoi l'oublie t-on trop souvent?Trop libre, peut-être... Beauté gênante venue d'Egypte... Se foutant de la gueule de la presse féminine. Ca fait beaucoup, non? Voici un poème qui me plaît:
QUELQUES CONSEILS EN COURANT SUR QUATRE ROUES
Et puis voici un petit extrait des Histoires nocives, car Joyce MAnsour y allait fort:
La matrone est le parangon des infirmières : rayonnante de bonne santé, le sexe franc et ouvert
comme une boîte de sardine, elle a l’air de sortir d’une page de l’Ancien Testament. « Je veux
m’asseoir sur tes genoux », me dit-elle. Inutile de se perdre en avances maladroites. J’ai allongé
un grand coup de pied dans les tibias du barbu pour le faire déguerpir, et j’ai gobé la langue
babillante de la matrone.
Etonnant, non?