La guerre est écologique.
11 novembre... Il faut certes marquer ce jour. La fin du recul, la fin d'un grand moment d'archaïsme animal. La faim de la haine et de la trouille. Dans ce curieux mouvement de balancier qui fait que l'on régresse vers l'état natif et naturel au moment même où l'esprit semble avancer, où l'homi,nisation progresse, la guerre de 14 est un événement: un guerre sans idéal, une guerre décidée par des gens dans un salon: amis et ennemis buvaient un digestif et se sont aperçus que ça serait bien, une guerre... Que ça équilibrerait. Que ça ferait vendre. Ces gens aimaient les bois, les hautes fûtaies et jouissaient du romantisme gnangnan des gands espaces... Ils rêvaient d'une vie sauvage tout en "civilisant " leurs colonies... Elégantes fourmis préparant des termitières!
1914! ! Et tous d'y aller, la fleur au fusil! MAis quelle fleur? Une de ces samoperies d fleurs qui bouffent les autres, qui phagocytent et masascrent? Une de ces fleurs que el fusil tente d'imiter? Une fleur, c'est-à-dire sexe (féminin!) déraciné, tranché, castré, cueilli que l'on place dans l'outil à tuer, si précis, bien fait, usiné comme la haine,mécanique comme un pistil, froid comme une étamine... A quoi bon ne pas tuer, ça rnd service à la nature! Soyons serviables, quoi, avec la Dominante! On les aura! Comme des rats! On les fera disparaître, comme font les animaux les plus prédateurs! Et ce sera rigolo! Rappellons-nous aussi que certains aiment la guerre... Moi, je suis paresseux: bousiller, ça fatigue! J'aime mieux fumer un bon tabac d'Orient proprement cultivé.
1914! Le retour à l'état naturel a été complet: les poilus, souvent parlent de "l'animalité retrouvée", de la trouille naturelle de ceux qui craignent les prédateurs: touts étaient renards, loups et lapins. tous ressemblaient aux fourmis massacrantes.La plupart obéissaient comme les bêtes qui se soumettent: pas de mauvais chevaux, non, mais cons comme des dauphins. D'autres se sont révoltés. Ils ont refusé l'ordre naturel.On les a fusillés... N'empêche: il y a des hommes qui protestent contre des crimes si "normaux" chez les bêtes... Hé oui: na pas tuer est contre nature. Certaines religions ont inventé le "tu ne tueras point".Mais il ne s'agit que de son "semblable"! On ne se tue pas entre amis, alliés. En revanche, c'est un devoir de bousiller les autres, les ennemis que l'on qualifie de "non humains"... Car les tortionnaires se jutifient par l'affirmation de la "non-humanité" de sa victime!
1914! La guerre est écologique. Les plus cyniques la nomment "variable d'ajustement". Comme tous les fléaux, elle vient su fonds des âges et permet d'équilibrer les démographies dans tous les règnes. Elle est implacable chez pas mal d'insectes, terrible chez les rats. L'être humain, malgé ses efforts pour égaler la bête n'arrive pas à leur cheville. En plus, il invente des traités de paix. Et maintenant, il doit tenter de vivre en grand nombre, sans laisser mourir des générations entières. Sans les tuer. C'est contre-nature.
La nature, pour équilibrer aime aussi les épidémies. L'homme, contre la nature invente les vaccins: il se sert de son ennemie, du prédateur suprême pour survivre. De sa marâtre aimée, détestée, nourriture et poison.
Il n'est pas possible de penser une écologie, un environnementalisme réalistes sans envisager la "nécessité" des épidémies, des guerres. Ce sont les outils spécifiques de la nature pour réaliser son objectif d'éternel recommencement, contrarié ça et là par l'évolution des espèces. Le geste humain lutte contre ça, invente la culture dans tous les sens du terme. On utilise ce qui fait mourir pour vivre: on plante, on sème, geste contre-nature s'il en fût. Puis on élève des bêtes. Ca, il y a des animaux qui le font.
Ensuite, on se sert des poisons violents pour guérir. Car on a vite dépassé lesplantes tranquilles et planplan des paysans pour inventer uen superbe science, intellectuelle en diable que l'on nomme désormais phytothérapie! des savants ont étudié les plantes, et découvert comment utiliser leurs dangers mortels. Ce furent les "remèdes de bonne fame" ( fame venant de la même racine que "fameux" ou "fame " en anglais: remède de "bonne réputation", c'est à dire éprouvés, expérimenté... en aucun cas il ne s'est agi d'une médecine paysanne! Au contraire, c'était la pointe de la science!)déjà scientifiques et que ne connaissaient que quelques rares érudits. Un paysan savait juste que la digitale, caca-boudin, c'est poison! Il a fallu une certaine audace de pensée pour parvenir à s'en servir pour les problèmes cardiaques, comme tant d'autres substances: bryone, colchique, muguet, etc...Il a fallu PENSER, RAISONNER, laisser l'état monomane de l'unique méditation sclérosante et crédule.Et même, il a fallu utiliser cette dernière...
Vouloir manger, vouloir guérir, puis lutter contre la force de la guerre furent les premières volontés de l'homme. La nature a trop souvent réussi à contrecarrer ce dessein. LA Lutte contre la nature, pour âpre qu'elle fut et demeure, se montre ambiguë, douce-amère, jeu d'amour et de haine. Le vrai rapport profond avec la nature n'est pas l'admiration béate, si fcile, mystique sans profondeur, mais un sentiment subtil de fascination, d'attirance vertigineuse, de répulsion farouche: amie, ennemie, mère et marâtre, la nature est à notre image. Il vaudrait mieux pour nous la voir ainsi, dans un rapport "familial", aussi doux-amer que celui régnant dans les familles, avec amour et haine, passion et rejet. Et non dans le totalitarisme écologique qui finira mal.Surtout quand il cède au "démon de la pureté" et à la haine de l'homme, le plus minable des prédateurs.Celui qui peut sauve les bêtes! Aimons la nature avec Prométhée, le grand Pan, la réalité sauvage de nos êtres fervents et contradictoires. autrement, acceptons, soumettons-nous comme des termites et, tout en disant le contraire, allons vers des guerres de plus en plus animales.
Car l'écologisme, dans son hypocrisie, a voulu récupérer le pacifisme, cette idée anti-nature. Au lieu d'être conséquente, en accord avec lui-même et souhaiter la guerre, les épidémies pour réguler la démographie, ellle a prétendu les combattre.Mais petit à petit, elle n'aura plus besoin de cette dénégation de propagande (Hitler en voulait-il pas la paix? Il le disait pourtant! Et certains l'ont cru! Puis il a glorifié la guere,une fois son public bien appâté) et les soumis à "Mère NAture" suivront comme des bêtes. LEs moutons enragés sont toujours de PAnurge et sont aussi féroces que les hyènes. CAr la mort fascine: c'est naturel.
1914! Dire qu'on n'a pas tout dit! Et que, néanmoins,,iI nous faudrait déjà un Orwell pour écrire le vrai. 1984 prédisait les totalitarismes et LA ferme des animaux complétait le tableau. A l'époque, ce genre de critiques était aussi sévèrement haï que la moindre lbservation contre l'écologisme aujourd'hui. Il est probable que cette pensée de la nature va devenir atroce,au fil du temps et que le prochain "1984" s'ordonnera au nom de la nature, avec les mêmes mots que maintenant. Et, sans doute,la guerre, deviendra t-elle, à nouveau, sacrée tandis qu'en plus des livres, des oeuvres d'art, des intellectuels, des artistes, on brûlera les vaccins et les remèdes...
Il suffit, pour s'en rendre compte de bien lire les textes de propagande.IL existe d'implacables outils de pensée qui analysent les discours et permettent d'en voir me contenu latent, derrière el manifeste. analyse de discours, lexicographie, comme divers traitements dévolent la nudité de l'empereur et l'hypocrisie d'une manipulation rampante, tranquille, efficace alors que la terre n'est pas en danger. L'homme si. Vive lui!
Un vrai amour de la nature ne peut être écologiste ni, surtout "environnementaliste". Il n'y a pas d'environnement, nous en sommes, nous y sommes. La nature n'est pas autour de nous mais à la fois en nous et autour, comme l'eau est autour et dans la rivière! Et c'est en cela qu'on peut se fasciner, se passionner, aimer. Vivre en relation profonde et compète avec ce qui nous constitue, nous nourrit, nous tue. L'homme aime ce quil e nourrit et se nourrit de ce qu'il aime. Il sait aussi aimer ce qui le tue.! Il peut élever des bêtes pour les manger et en aimer d'autres, parfois de la même espèce, dans une relation de compagnonnage. Ou de travail. Hélas, la conception antique et humaine de la nature ne plaït plus: il faut vénérer, "respecter". C'est-à-dire mépriser l'homme, trahir, se trahir. Perdre toute sa dignité dans la haine de soi.
Le vrai respect est dans le réel, la matière, dans l'ambiguïté, dans un mélange de confiance et de méfiance, de désir et de répulsion, dans une complétude proprement humaine et qui marque las vrais sentiments profonds, forts, solides. Mais l'amour n'est pas donné à n'importe qui. Il n'est d'ailleurs pas donné du tout! Il se cultive comme une fleur rare et s'épanouit aussi comme une fleur sauvage. Un coeur, ça cogne! L'amour est aussi vache que la nature. Aussi tendre. Saleté d'amour à la con! Aussi mesquin. Aussi généreux. Franchement dégueulasse et sublime itou! Saloperie qui fait mal et s'étiole en ricanant au fil du temps! Berck! Aussi nul qu'un glaïeul. Car, quand l'homme construit des fleurs, il lui arrive parfois que ce soit nul à chier. Le glaïeul c'est crapoteux. Le Chrysanthème encore pire. La tulipe a rendu poétiquement fou au XVIIe.s. : on lui pardonne.
Et nous seuls pouvons en juger! Il n'y a pas d' "ailleurs" autre qu'humain pour formuler une opinion de la nature! Qu'on se le dise!
Oui, en ce 11 novembre, jour antinaturel qui a fait cesser la guerre, la nature enmarche dans la régressivité de l'hominisation soyoins fiers devoir pu faire la paix.Et honteux d'avoir fait la guerre en se soumettant à la nature au front bas, avide de sang et de mort. Nous ne sommes pas des fourmis! Et nous savons aimer vachement! Qui n'a pas savouré de tendres cruautés ne peut comprendre la nature, la MATIERE dans sa grandeur terrible! Même la douceur des choses nous en met plein la gueule! LA caresse devient griffe et,patatras, ça défrise!
Vive l'humanité! Honneur et gloire au salsifis frit, cette conquête humaine contre l'adversité! Vive l'utile et gloire au superflu! Que chaque jour soit luxueux!
Dieu aime hors: laissons le au rayon des sextoys sans piles. Sans Mercure. Sans Saturne. Ni grand Pan dans la gueule! Pendant ce temps, des fleurs à la con s'acharnent à présenter leurs coeur en spirales! Aussi nulles que Pythagore ou qu'un dauphin! Insoumission totale! Giflons ces connes de fleurs justes bonnes à pénétrer les canons des fusils!