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orlando de rudder
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orlando de rudder
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1 octobre 2006

Aboi d’horloge.

J’aimerais parfois partir comme un aboi : raisonner, laisser le silence derrière moi. Avec un élégant oubli. Le rien qui détone. Qu’on ne s’étonne de rien qui puisse détonner. Qu’on ne sache plus vraiment si j’étais là, ou qu’est ce ?

L’horloge n’est plus du temps en caque. L’huile des rouages, évaporée ne règne plus sur le mouvement aboli. Encore un oubli. Le temps n’est plus à l’heure. Et le train passe quand même.

On ne marche pas plus vite le long d’une voie ferrée. Partir avec lenteur donne de l’inquiétude : on peut nous rattraper. On le souhaite parfois. Il suffit qu’il fasse faim, ou même qu’il fasse froid. C’est bien mieux en été : les raisins chapardés ! Trop verts à tous les coups !

On serait chasse-marée, suivant la vague ou pas. Il y aurait des harengs, des aurores, du tabac. Des chiens, lointainement qui, engueulant la lune s’essouffleraient : c’est drôle. On n’aurait peur de rien, on serait déjà foutus. Alors on ricanerait de l’inquiétude des autres ! Ce serait farce et chou !

On parlerait d’amour  à demi-mots seyants. Y aurait-il de la bière ? Je veux dire, de la vraie:  De l’amère à très boire ! Pas de la flaque à bulles !

Il y avait des bouteilles cachées dans le cercueil à temps de l’horloge zythophage. Quand on aura tiut bu, le temps continuera. Malgré l’arrêt opiniâtre des rouages. Et, j’allais oublier, des ressorts tout cassés !

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Commentaires
O
Cher MArcel, c'est aussi l'horloge de Goupil mains rouge! <br /> Bonne soirée!
D
qu'après moi quelqu'un ferait tourner l'hélice de la poésie, chapô : combien pour cette horloge? C'est pour mon pseudo musée personnel!<br /> Marcel Duchamp
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