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orlando de rudder
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5 août 2006

L’heure de la sieste.

Oui, c'est en digestion lente, à moitié assoupi, comme un gros alambic mijotant à l’envi que j’ai, c’était hier, repensé à l’amour. Et aux choses qu’on vit dans les activités des mouvements du cœur et des passions d’esprit. Avec des souvenirs pour ponctuer le tout je ne me posais pourtant pas de questions. Car je ne contemplais que de vieilles évidences évoquant ci ou ça, du déjà-dit vainqueur, de la viande de nuages au bon vieux gras d’espoir. Avec des « pourquoi pas » et autres « à quoi bon », décoratifs ma foi tout, aussi bienveillants que certaines années sur le vin de bon ton. Dans l’estomac du temps gargouillent des années mortes et cela vous distille des esprits singuliers. Ils vous remontent à l’âme et ça fait du bon temps de nostalgie replète. Pas mordante pour un sou : point de griffure au cœur ! L’émotion s’aplatit comme un tapis de pied en descente de lit, mais là, j’étais couché. Qui donc aurait le goût de chialer comme un veau après le déjeuner ? Il y aurait en ceci quelque vulgarité. J’ai donc laissé venir le fil du temps qui passe, y ajoutant parfois quelque turlupinade à épisode cocasse et coquin tout à trac. Mais pas trop agité, du gentillet piano. Ce genre de digestif favorise le repos ainsi que des sourires et des bâillements justes. Il ne reste donc plus qu’à s’endormir tranquille d’un bon sommeil costaud aux rêves doux-amers d’aventures mafflues.
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Commentaires
P
uelle magnifique expression ! et tout le reste avec ! un bon camembert à point avec du pain craquant et un vin rouge sombre ! ah quel beau texte.
P
Un texte qui fond dans la bouche, mais dont la saveur y demeure longtemps ; sucrée, salée, poivrée, mélangeant couleurs et douleurs en un somptueux feu d'artifices que composent des métaphores hardies. Orlando De Rudder est un grand écrivain … Ca va finir par se savoir chez les veaux !
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