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orlando de rudder
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16 mai 2006

Douleur.

Entendez-vous les pleurs ? Les désespoirs communs s’ajoutent à qui mieux-mieux et la paix régnera puisqu’il y aura des larmes. Momentanément ! Sinon, on s’ennuierait ! J’ai même vu des gens qui font semblant d’aimer. De larmes ? Des vertes et des pas mûres ! Des acides et vilaines qui corrodent les joues. Qui aveuglent. Après quoi, continuons, comme si de rien n’était ! Les distractions utiles nous dérangent parfois. Comme un oiseau néfaste planant sur toute choses, la douleur exiguë dévaste et se veut grande. Certains même l’admirent. Elle nous rétrécit. Elle nous taille en pièce. Ca ne se voit pas toujours. On s’en fout, mon amour ! T’as qu’à croire, mon chéri ! Entendez-vous le désespoir ? Ce n’est qu’en souvenir qu’il est décoratif : il fut payer d’avance la facture garantie. L’état d’âme négocié devient toute grandeur, ça ne mange pas de pain et l’on se sent humain. Comme une lave fétide, la douleur exigeante déteste et aveulit. Et le cri sans pitié retentit à l’entour. Il s’arme d’impatience. Ca déchire. Rien d’autre ? Si : des glaïeuls dégueulants plantés drus chez le jardin des autres qui fleurissent en chialant, ensemble et même le chien. Le chat ? Ca l’indiffère ! Entendez vous ce qui ricane ? La mort est la rumeur qui implique jusqu’au bout : elle saisit sans façon, elle aime que ça pue et des fleurs à la con décorent de laides tombes. Ca ne pue qu’autre chose : si souffrir nous honore c’est que toute bêtise tendra vers l’éternel, puisqu’on ne sait pas vivre, même avant de mourir. On verra ça demain : aujourd’hui, pas le temps !
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