15 mai 2006
Je m'en vais au destin
Je m’en vais au destin comme un coq sous la lune,
Sous la lune nyctalope et qui scrute en veilleuse
Même la lumière dort et des brumes scabreuses
Parfument le carrefour de malice opportune.
Acre fraîcheur du monde, vieux tabac, picayune,
Une sorcière cueille des simples, elle est très malheureuse.
Elle connaît chaque plante en bonne empoisonneuse
Le vent a pris pour proie sa chevelure brune.
Je pense rester là, ce n’est qu’un carrefour,
Il y en a tant d’autres : chouettes manants vautours
Rôdent selon les heures, ça ne vaut rien qui vaille.
J’ai perdu ma saison, moins idée d’être moi,
Je ne sais comment dire mon grinçant désarroi,
Le sort seul est fidèle comme toute canaille
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C