15 mars 2006
Sur le blog d'Alina Reyes
Sagacité sur le blog d'alina reyes (amainsnues.hautetfort.com):
Si les écrivains ont à lutter aujourd’hui, c’est bien à mon sens dans ces deux optiques : préserver une littérature à part, capable d’intéresser non des élites à vrai dire (en quoi un public universitaire, comme c’est le cas du lectorat de littérature aujourd’hui aux Etats-Unis, constitue-t-il davantage une élite que le grand public ?), mais des personnes développant un intérêt particulier pour telles ou telles forme, recherche, vision, étude… ; et ambitionner une littérature de portée universelle, aussi bien dans l’espace géographique, culturel et social que dans le temps.
Et aussi:
Les écrivains ne peuvent pas pleurer avec les loups qui hurlent à cette vieille lune, la disparition de la littérature. Les écrivains ont à ne pas abandonner leurs lecteurs s’ils ne veulent être abandonnés d’eux. Et pour cela il leur faut s’adresser directement à eux, sans lorgner sur la possibilité de les atteindre en plaisant d’abord aux médias, aux distributeurs de prix et à la grande distribution – quand ce n’est pas, plus misérablement encore, aux pourvoyeurs de fonds publics.
C'est bien ce que j'essaie de faire... Pas facile!Surtout en période de haine de la culture générle!
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