13 mars 2006
Ma Bohème.
Référence, révérence, rêve-errance, rêver rance…
Faut bien comprendre : les hautes solitudes
Font mal aux pieds quand on marche tout seul
Apnée d’orteils s’adaptant au ligneul
De deux souliers aux climats d’hébétudes
Crevures d’ampoules au sang pâle, habitudes :
D’avancer dru les panards en linceul
Dans des chaussettes en oreilles d’épagneul
Avec des trous, des odeurs qui exsudent.
Fougères par ci, tanaisie, y’ a des ronces
On a aimé, sauf que le cœur se fronce
Et qu’on s’en fout, pourvu qu’on se cadence
Au rythme idiot des chemins importuns,
Route et sentes ne sont que des putains
Va donc payer le prix d’une journée rance !
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