11 octobre 2005
Deuil
Deuil.
L’habitude de vivre s’exerce à plein temps. Mais il s’est passé quelque chose ; un seuil fut vite franchi, une frontière sans passeport, un moment ronge-cœur. Seui, deuil, l’ombre noire, la fin du rêve. Le for intérieur du temps, sa stricte intimité. Sa familiarité aussi, pesante, vulgaire, discourtoise. Ensuite, on vit après… Ce qui paraît manquer de sens. Ce qui devrait posséder fermement, tenue dans la poigne du destin, une forte raison d’être.Quelque chose d’aboli. Non, non, pleurer n’est pas inutile : à ce point là, tout sert. Dire qu’il n’y a rien à dire… Et qu’on aimerait tant parler jusqu’à plus soif. Célébrer. L’amour s’étire au fil des jours. Avec ce sourire là. Juillet deux mille deux; Mon père est mort.
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