26 février 2006

Naissance.

Le Néanmoins du malgré tout a engendré le quelque peu A moindre frais, nnon sans musique au coin du jour avantageux L’Incertitude, sa compagne n’accoucha pas en pleine nuit Elle a bâti ce qui vivrait à l’ombre de ce qui s’ensuit. Dame Inquiétude, mélancolique, sage-femme de son état Sourit une fois, et non pas deux, en le voyant si gros, si gras. La mère ainsi sut qu’il vivrait, elle embrassa son cher mari Et dans l’azur on entendit s’époumoner un colibri. C’est en s’aimant à contre-jour qu’ils ont vécu leur pâmoison ... [Lire la suite]
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26 février 2006

Portrait de l'artiste en cendre de cigare

Portrait de l’artiste en cendre de cigare. Un robusto du Honduras ! Toi ? Descendant du brave El Cubano ? Il vivait au Pérou, c’est là qu’il c’est battu ! Un robusto du Honduras ! Toute la nature en fumée.Légèreté du monde. Muscles du tabac. Le moment d’être soi. En subtile vapeur. Un robusto du Honduras ! Hispanidad exotique ancienneté d’Inca, milonga fort lointaine : un Indien crucifié.un autre jeté aux chiens, c’était ça l’Amérique ! Un robusto du Honduras ! Car du temple sur l’île, angle juste de l’équerre, un planteur... [Lire la suite]
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26 février 2006

Beer at the hop

Beer at the hop, Wine during dawn, Give me some hope, Don’t give a damn You are my rope, I’m craving for, Let me be hung As I’ve been stung ! Sunday morning, Was a quiet day Nine o’clock being To late to pray That tasty beer In mugs galore Hummed the friendship Of nevermore. Primeval taste Of early stout My heart’s been wasted Dark wilderness Where have you been, Darlinger one Hope I’ll be true And sipping wine ! Drinking Barley Heaving the mug Stingo ! Stingo ! You, liquid hug ! Everyday Dark... [Lire la suite]
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25 février 2006

Pas d'Angélus

Pas d’Angélus. Un tour d’écrou, un tournemain, tu n’es pas mort : y aura demain. C’est pas de chance : faut exister. En apparence ? En vérité ? Surprenant,bleu, presque insolite, le jour se lève comme en vacances ! C’est un détour immérité. Va te faire foutre : on a trop joué ! Oui, va z-y donc, ô ma stupeur ! Y a trop d’être et ça fout le camp ! Le ciel s’en fout, faut qu’on le voie, ça le réjouit à moindre frais : La terre s’amuse à engraisser des géraniums et des glaiëuls Un nuage triste va se répandre sur une fleur... [Lire la suite]
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25 février 2006

L’amant des sept sœurs.

Sept sœurs, sept visages. Je les ai rencontrées auprès de la fontaine. Elles m’ont emmené en chantant de vieux airs. Leurs sept voix sont exquises. Elles ont peur du temps.Mais moi seul ai vieilli .Et je m’en suis allé. La première que je vis n’était pas la cadette.Mais je n’ai rien compris aux ordres de naissance. C’est avec une voix forte qu’elle s’est présentée, avant de m’embrasser : Je me nomme Jeanne-Silence, c’est idiot, comme nom. L’Anxiété m’arrache au monde, je me distrais avec des cris. Non pas d’angoisse,... [Lire la suite]
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24 février 2006

Griete et la mélancolie

Mélancolie câline implacable architecte… Tu es le vide consistant, tu es le fruit d’azur à l’œil de pierre si vide qu’on y voit tout. Saleté de regard, oeil insidieux qu’on crève à grands coups de tatanes sur un pavé mouillé ! Y’a du Nord en pagaille et les flaques deviennent choroïdes insurgées qui giclent en sifflotant comme une théière d’acier ! ! A l’auberge sans façon j’ai vu Griete servir quatorze bières à la fois. Elle porte un bonnet blanc, avec de la dentelle, à la mode batave. Mélancolie, tu pues ! Va te laver la... [Lire la suite]
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22 février 2006

Le Rayon vert.

Ca tangue sur le bâteau, je le veux immobile : je décide de mon corps en son poids assuré. Je suis, ne bouge pas et le vent m’indispose. Je veux bien en mourir à force de résister ! Ciel de vache ! Pluie d'étoiles ! Astres à la vindicte renfrognée sans vergogne ! Y a du dieu là-dessous.Je ne bougerai pas ! je demeurerai pris dans la lueur d’un ciel de marmelade, orange du crépuscule, dans la douleur d’être là. Et des poissons sordides entourent ma barcasse. Ils voudraient dévorer ce que je fus. Mariage blanc d’aube à meurtre il n’y... [Lire la suite]
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19 février 2006

Hic et nunc

Hic ! Tout là demeure un ici qui s’ignore ! Et voici le voilà ! Et le holà du hic ! Puis, l’hallalli du nunc ! Tout ici est un là. Tout là itou ! Nunc. Evohé ! Présentons maintenant : La conscience du jour s’octroie l’unicité : un vértitable ego de jeteur de sort, soleil lascif d’incendie, ubiquité de la pluie, morale des gouttes et des rayons ? Il est midi, ça sonne en creux. J’ai faim. Pas toi ? Dans la rue s’esclaffent les caniveaux. L’eau s’irise et bouillonne salement. Pourtant, ça vit : là. Maintenons le présent quel... [Lire la suite]
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18 février 2006

Dans un jardin d'enfance

Dans le jardin, au fond à gauche, un arbre.Vieux. Il est penché. On croirait qu’il écoute. C’est un chêne-liège. Il sent le bouchon. Je le crois bienveillant. Dans un jardin d’enfance, j’ai revu des cailloux Je les ai reconnu. Même celui que ma sœur un beau jour m’a lancé. D’autres ont peut-être été emportés. Par quelqu’un. Pourquoi faire ? Et que faisait-il là, le voleur de cailloux ? Etait-ce une femme ? Comme Aurélie, jadis, avec sa robe bleue et son air trop pressé ? Au pied du chêne-liège, j’ai enterré un chat, un chat mort... [Lire la suite]
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17 février 2006

Rêverie à partir d'une phrase de Nora Mitrani

Lorsque l'amour ne se peut plus vivre, que le désir d'amour s'exaspère et devient une douleur à supporter, alors s'exerce l'érotisme. Nora Mitrani, Rose au coeur violet A quelque chose malheur est bon... Mais existe t-il encore des désespoirs féconds et de l'humour érotisé? Peut-on se le permettre, en quelque désir de toute chose, désir obscur, bien plus obscur que son objet? En quel temps vivons-nous? Tout au corps est horloge et c'est en fils et filles de Chronos , Saturne dévorant comme le cadran solaire nous broute... [Lire la suite]
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