23 mars 2006

Vaine nécessité…

(Ut erEctant quirites) Vaine nécessité que la lutte épuisante D’entendre intensément mugir au fond de soi Le travail sans issue du douloureux émoi : Bulles crevées de matière qui n’est jamais contente ! Voici sous la ferveur la paleur agaçante ! Résiste au scrogneugneu qui fait que ce qu’on voit Naquit un jour d’un cri, je ne sais pas pourquoi Ecoute la chanson, ne fais pas l’innocente ! Moi, j’aimerais un jour qu’il y ait autre chose, Un déclic, une valse un néanmoins morose, Faisant fi du rituel et de... [Lire la suite]
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22 mars 2006

Art poétique.

Si que t’en veut, des fois, du crépuscule ardent T’as qu’à te faire poète avec une lavallière Pour ne pas mégoter, avec la mine altière Tu te carres une rose serrée entre les dents T’as plus qu’à installer des vocables, du vent, Avec une plume d’oie : Chope la grippe avaire, Ca fait les yeux brûlants et ton regard en fièvre Séduira les rombières qui ont beaucoup d’argent. T’as qu’à te trimballer un désespoir tenace, Des blessures d’enfance qui ont laissé leur trace Pour faire l’intéressant à la ferveur hautaine. ... [Lire la suite]
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22 mars 2006

Conte d’auteur.

Hébé vwala, ojourwi, je vais foutre du rien! Car hier j'ai fini un bouquin de commande, un du genre historique et mystique à la fois et qui sera signé d' un nom que j'ignore!Ca m'a un peu changé des trucs sur les mystiques aux riz en thalle et ouf, voilà, j'écris nin zojourdwi!J'attends une autre commande genre " votre santé par la nature qu'elle est vachement sympa et qu'il y a des planplantes pour vus soigner partout et que c'est naturel, oh la la, croix de bois"..." et ça se vendra bien, sof que mwa, on me paye à la tâche... ... [Lire la suite]
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21 mars 2006

Tout désespoir est bon à prendre

Tout désespoir est bon à prendre : A chaque candeur son destin Et sur les lignes de ma main Ma vie se gèle à pierre fendre. Vertigineuse, à peu près tendre, La solitude s’exerce en vain : Aujourd’hui vaudra bien demain Qui n’a rien perdu pour attendre. A chaque oubli son habitude A chaque prison, sa certitude A chaque moment son histoire, A tout chagrin sa nourriture Le sommeil me veut en pâture : Coup de balai dans la mémoire
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21 mars 2006

Technique de guérison.

La guérison demande parfois qu’on regarde la lune en injuriant le soleil. En fait, c’est un moyebn proche de la certitude, à ceci près que la certitude n’est pas un moyen, mais un outil. De ce fait, la guérison qu’elle procure n’est que provisoires. Pourquoi le soleil ? Parce qu’il tue souvent. Et que durant le jour, on est moins fatigué. Enfin, on ne dort pas. Pas toujours. La répétition permet aussi la guérison : il faut se la coincer entre les hémisphères en se remémorants des exils, des peurs, des colères. Ensuite on... [Lire la suite]
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20 mars 2006

Sécurité de l'emploi

Garantie du bonheur certainement peut-être: trente-sept ans et demi d'aventures vitales, Ajustement des jours aux routines fatales Et l'amour se repose puisqu'il n'est pas le maître. Cosy-moisie la vie peut scruter le fenêtre: Il y a au dehors ce qui crève la dalle Ce qui rêve un peu plus et ce qui se morfale D'une liberté grande au-delà du paraître. Une vie certifiée, de stagnation tranquille Des années qu'on se dit "et vivement la quille"! Quels sont les intérêts de ces obligations? Dans les rues, les quartiers... [Lire la suite]
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19 mars 2006

Une femme obscurcie

Une femme obscurcie en travail d’elle-même Désirait m’entourer il y a déjà longtemps Une absence en son âme rendit inconsistant Tout ce qui nous sépare, comme tout ce qu’on aime Une collection de peurs que la durée amène Comme d’étranges bêtes farcissait le printemps Le désir d’amertume devenant astringent A crevé mon silence, accaparant problème ! Avec des airs de rien, du néant familier Comme deux appartements différemment meublés On aurait vécu là, habitants de nos cœurs Communicants, tranquilles, cosy, pouf et... [Lire la suite]
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17 mars 2006

Politesse.

Va donc t’offrir au temps, Il n’y a que lui qui mange Sans défaillance aucune : Voici que tu te plonges. Comme un rivage, bien sûr : du sable qui s’allonge ! La mer dévore en douce, jamais elle ne dérange. A moins que ce naufrage te soit par trop étrange, Jouis d’être savouré par tout ce qui te ronge : C’est commettre un faux choix ! élaborer un songe ! La vie voudra mourir et c’est ce qui la venge. Alors, intentionné, ris comme quand tu oses Boire des intensités, cueillir de bêtes roses Que le pépiniériste vend... [Lire la suite]
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17 mars 2006

La petite fille n'avait pas faim.

La petite fille n'avait pas faim, elle se traitait déjà de femme, se croyait un trésor d'orient tant qu’elle ne serait pas maman. Les planètes sont des pépites : on les regarde, mais on s’en fout : « L’or vrai n’a jamais ce sourire et la lune vient dans le ventre ». La petite fille avait du mal à trouver une âme proche. Ni quelque raison suffisante de en pas regarder la glace, puisqu’elle s’y voyait souvent. « La lune vient dans le ventre et ça fait du ramdam, c’est de l’horloge, tout ça, de la marée cinglante, ça fait qu’on... [Lire la suite]
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16 mars 2006

Les poèmes à oublier par coeur.

Il m’arrivait parfois, les jours humeur fantasque, d’acheter de vieilles odes dans des livres pourris des opuscules marqués par d’anciennes coulures. Des humidités de cave et des traces de rats. Racheter des poèmes qui ne valent pas un clou. Des éditions jaunies chez l’auteur, un bourgeois. Ou un va-que-je –te-pousse à la vie désertée : la cruauté du monde, c’est bien fait pour sa gueule.Car souffrir sans souffrir est un don de soi-même. Sans cela on écrit de fauses gueules de poèmes. Et on a l’air de soi, surtout quand on n’est... [Lire la suite]
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