27 février 2010

Célébration de neuf heures.

Il est neuf heures et neuf heures mordent. Encore un jour, et qui s'avance, système éthique durée qui passe. Donnons des chats à nos cobras comme les esclaves vont aux murènes. Graissons de sang tous les rouages des vieilles horloges qui puent le rance. Du sang bien gras, triglycéride, faut que ça baigne quant le temps tue. C'est a neuf heures que fut baisée une souveraine mal éveillée. Régnant avec de petits pieds sur un tapis de bain mouillé. Ah! ses couronnes de cernes aux yeux. Mauve vieux vin regard de miel!... [Lire la suite]
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13 février 2010

Si vous saviez comme je vous aime

Vous n'aurez qu'à me digérer, rien de plus. Je tiens bon je suis vôtre. Pourquoi n'aurez-vous pas besoin de mâchoires de requin? Parce que c'est fini. Je suis doux,maintenant, comme le quai du départ, comme une gare nostalgique avec des trains perdus qui reviennent sans partir... Ne pas bouger... Finir! Limiter l’orbite de son être. En me digérant vous connaîtrez d'abord la très froide immortalité.Un infini de marbre. Bienvenue. Mais ensuite, c'est le contraire de la profiterolle, le coeur chaud, brûlant fera fondre la glace.... [Lire la suite]
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27 janvier 2010

La pendule à la crème

Quand tu l'auras bien vue, la pendule à la crème, Rapporte du nougat, je saurais quoi en foutre Du gâteau si possible et du cheval en outre Et si tu as le temps ramène-toi toi-même. Parce que ej ne sis pas s'il se peut que je t'aime Avec ton air tranquille et tes façons de loutre Il y a du jambon cru  qui pendouille à la  poutre Alors si tu as faim, mangeons-le cet aprème. A vrai dire la pendule ne saurait me challoir! J'ai des choses à penser et j'ai même l'espoir De t'aimer si tu veux,... [Lire la suite]
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22 janvier 2010

Hourra!

Il me faudrait de l'autre et m'altérer l'autrui Du distinct non pareil en miroir incongru Ce qui ne dit pas non lorsque je dirai oui: Mais hourrah, corne au cul, vive le père Ubu! Il n'y a pas un chat dans l'horizon désert Les journées se défilent comme on aurait pas cru Regardons nos visages dans la journée dernière. Mais hourra, corne au cul, vive la Mère Ubu L'oisillon s'égosille en ritournelle flasque Je préfère la radio avec ses haut-parleurs Musiquette à gogo abrutie et fantasque. ... [Lire la suite]
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17 janvier 2010

Cynélégie

A Orelsan. J'aime bien les chiens. Surtout à la campagne. En forêt. Ils poussent des cris déchirants Quand on leur arrache les couilles. Lentement. Leurs hurlements retentissent En échos stridulants Sous les vastes frondaisons. Ce qui exalte les jeunes filles précoces Qui ont le diable au corps, Qui ont le feu au cul, Et qui seront plus tard Cruelles et vachardes, Monstrueuses peut-être... Ils mourront de chagrin Les maris et les chiens, De ces vives demoiselles Que nous... [Lire la suite]
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16 janvier 2010

Templeuve.

Il y a l'amour-pépite comme de l'or natif, pas encore raffiné en coulées jaunes dense. Un cheveu s'est brisé tel un vase opiniâtre. Fêlé comme mon crâne. Un vase qui tient debout sans brisure apparente. Un vase de poète si l'on cherche par-là. J'ai connu une femme qui n'en disait pas rien. Qui aime peut croquer la pépite intégrale sans se casser les dents. Qui aime quoi? Faut voir... entre les yeux, la vue. Sueur dans les poils des cils: ça peut brûler les yeux.Un cheveu s'est brisé comme un pont sur le le fleuve quand... [Lire la suite]
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09 janvier 2010

Allez donc, la vie va!

... l'île du corps est à crues comme un cul est d'accord! Principalement si le coeur mord à perte de vue: des dents hirsutes autant qu'hircine, se plantent sans se tromper. Je voudrais tant t'aimer plus monstrueusement! Si y a moyen, je trouve! Allez donc, la vie va! Saperlote, voilà t-y pas que sur la peau émue, il s'en passe des choses! Tandis que les mains s'articulent, vaste légion d'araignes veloutées! Foule des doigts. Mon amante chair à cru, temporelle au temple à dévorer! ouah! Dehors on entendrait le vent qui se... [Lire la suite]
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01 janvier 2010

Qu’as-tu fait de ta violence ? republcation...v

Qu’as-tu fait de ta violence ? La mer vivace en fin de vague agite son écume. La blonde qui vaque nue n’y trempe que son pied. Les grands couteaux du vent tranchent l’ai à tout va. Des algues à la renverse stagneront ici bas. Ô qu’as-tu fait de ta violence, toi même qui te veux pacifique ? Violence, vampire ardent qu’on ne sait que faire taire mais insidieusement qui revient ans faiblir. La nier, c’est se trahir, l’accepter fait haïr. Mais toute la vie émane de violence accessible. J’ai mon chemin tracé. La blonde n’a... [Lire la suite]
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21 décembre 2009

Petit blues de l’un pour l’autre.

Les jours jaloux nous ont rongé le cœur. Dans l'affaire de cette vie, Qu’ai-je vécu ? Et toi ? Le destin lui-même venait d’enquêter. Banalité extravagante : Nous étions faits l’un pour l’autre. On s’est trouvé à vif, à nu, avec du cœur brisé comme s’il en pleuvait. Mon blues m’abuse et me dévore Je revois en miroir de mémoire fidèle une journée aggravante. Un jour de rien du tout.Une durée qui s’alourdit. Comment venger nos déceptions ? Un petit groupe de mots, prononcés çà et là. A la va-comme-je-te pousse. Mon blues... [Lire la suite]
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13 décembre 2009

Sonnet pour tuer le temps.

Mord-z-y donc l’œil, à la journée qui passe, Fous-lui des baffes, elle ne va pas durer Le temps perdu commence à nous faire chier ! Beigne lui la hure, qu’il en porte des traces Ya pas de raison : il faut que l’on tabasse Le souvenir, parce qu’il doit crever Quand il est moche ou comme l’an dernier ; Ephémérides : le passé fait des crasses ! Alors voilà, allons bugner la frite Des neiges d’antan comme celles de la suite Moi, j’en ai marre : on vit sans s’arrêter ! Giflag’ de tronche,... [Lire la suite]
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