08 août 2006

Sombres présages !

Sombres présages ! La foudre tombe ! J’aime l’orage ! Et cette nuit ! Moi, je demeure. Ca dure encore. Et puis un jour… La mort s'ajoute: fin de l'histoire! La foudre tombe! Ca cogne dru! C'est du poème à cri furieux. Ca nous secoue. Ca tue les arbres. Les chiens ont peur. Et leurs abois engueulent la Mort! J'aime l'orage: je suis fragile. Il faut avoir de la patience. Et s'éblouir de fortes fièvres. Ainsi s'en vont les jours tranquilles. Moi, je suis calme, parce qu'il le faut. Qui ai-je aimé? Etait-ce trop? Et cette nuit, me... [Lire la suite]
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07 août 2006

Ab ovo veritas !

Forcément, c’est pas drôle, ça se passe comme ça . Mais d’un autre côté, on n’a rien sans rien ! Parfois y’ a de l’abus, parfois on mange gras ! Ceci n’est qu’un début, continuons le débat : Quand je casse des œufs, je le fais soigneusement. Parce que c’est niais un œuf à la forme parfaite ! Surtout durant nos jours qu’ils font éphémérides ! Même s’ils sont très frais, c’est déjà du passé ! Ils font éphémérides, caducs mais inutiles puisque ces pauvres dates imprimées, va z-y donc, ne nous indiquent rien sur les choses qui passent... [Lire la suite]
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05 août 2006

L’heure de la sieste.

Oui, c'est en digestion lente, à moitié assoupi, comme un gros alambic mijotant à l’envi que j’ai, c’était hier, repensé à l’amour. Et aux choses qu’on vit dans les activités des mouvements du cœur et des passions d’esprit. Avec des souvenirs pour ponctuer le tout je ne me posais pourtant pas de questions. Car je ne contemplais que de vieilles évidences évoquant ci ou ça, du déjà-dit vainqueur, de la viande de nuages au bon vieux gras d’espoir. Avec des « pourquoi pas » et autres « à quoi bon », décoratifs ma foi tout, aussi... [Lire la suite]
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04 août 2006

Crimson glory.

Seuls les Dieux cachés savent encore se taire ! Jadis les sources beuglaient des hymnes à sourde-oreille. Même les sourds d’aujourd’hui ne les entendent plus. Quant aux poèmes écrits sous le dessous du ciel, ça cravache le soleil : ou voici dans une serre. Va t-on avoir la guerre ? Ce serait habituel. Et l’on verra peut-être quelques nouveaux miracles ! C’est un sport éprouvé quand la mort se régale ! Dans mon jardin j’ai vu une crimson glory faisant un peu la fière. Mais elle avait raison. Dans la boue immobile, des... [Lire la suite]
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02 août 2006

Le souvenir du vieux figuier.

Je n’ai pas de saison, je ne joue pas à ça. Je n'ai pas le temps. J’ai certes un peu de pluie, de soleil et ça roule. Rien ne tangue comme mon cœur lorsqu’il se met en boule : artichaut, hérisson, je voudrais bien savoir. Quand j’avais du beau fixe, je l’ai donné trop vite. Je ne regrette pas, mais ça fait mal au cœur. Quoique si on y pense, certaines brumes sont douces. Veloutées, impassibles comme le jaune d’un œuf. On y vaque, on a froid, parfois même ça glace. Mais on n’a rien sans rien : le brouillard efficace assaisonne la vie... [Lire la suite]
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01 août 2006

L’anorexique. (fantaisie foraine pour ducasse sinistre)

Venez donc voir l’anorexique, c’et rigolo, puis c’est pas cher ! Ca peut faire rire les connaisseurs mais les enfants chialent souvent ! Regardez le beau monstre à l’air, chafouin, veule et sournois! C’est une vraie anorexique, j’ai son diplôme bien affiché sur les barreaux de sa cage. Parce que ça griffe, dame oui, ça pourrait griffer même la mort. Et dans notre pauvre petit cirque, un accident, vu l’assurance, ça ferait cher la circonstance pour ce monstre qui ne vaut pas le coup ! Venez donc voir l’anorexique ! Préoccupée de soi... [Lire la suite]
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31 juillet 2006

Les cigarettes du bord de mer.

Mon vieux présent sera un jour plat, pour qu’on puisse voir loin. Un jour comme l’océan avec de l’air, du large, et peut-être un soir d’embrasement frisquet ! L’incendie du crépuscule me glacera les os. Je fumerai alors une cigarette de bord de mer. De celles que l’on trouvait encore jadis, dans les coins à rareté touristique. Paquets de vingt cibiches restées là depuis longtemps, cigarette blondes honnies des autochtones mais qu’une dame anglaise achetait autrefois. Elle était peintre avec des robes à fleurs idiotes mais d’une rare... [Lire la suite]
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30 juillet 2006

Un sanglot ?

Un sanglot ? Ce serait bien ! Décoratif ! Urgent ! Ca donnerait du sens au présent immédiat. A des souffrances lointaines, beaucoup plus qu’entrevues. Du confortable. Un drame ? qu’il vienne ! avec des larmes bien faites, ça deviendra une tragédie ! Ajoutons-y du dieu, des prières ! L’émotion. Un sanglot ! Voilà bien autre chose ! Pas même négocié, comme d’habitude ? Pas référencé comme chagrin obligé, dans la norme, à coup sûr ? Un sanglot pas comme les autres ? N’est-ce pas interdit ! Un sanglot ? Allons-donc ! Sur qui... [Lire la suite]
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29 juillet 2006

Entrecôte garnie.

Voici des portes et des bœufs, des choses du monde, des vieux pneus, une prairie, une catastrophe. Et puis des fleurs, et puis des gens… J’aurais voulu mourir d’abord pour avoir ce que cela fait et vendre ce souvenir injuste, ce privilège à prix d’or pur. A ne pas choisir ça naissance on peut se faire beaucoup de tort. Ca nous gêne un peu dans ce monde avec ses portes, ses boeufs gentils dans les prairies et les vieux pneus dont on se fout sauf qu’on sait les récupérer. Dans le présent, je vous la fuite, il est passé dès... [Lire la suite]
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28 juillet 2006

Lettre à celle qui se plaignait.

Je vous le dis, chère amie ! Ce matin je me suis fait agresser par ma mémoire ! Encore un souvenir sans-gêne ! J’ai beau leur dire : pas avant dix heures ! Mais non : Ca vient quand il veut ! un vrai fantaisiste ! Ca jaillit du passé, gravée et ça la ramène ! Ca se groupe, les vieilles choses, ça déborde du souvenir, ça fait foule, il y a même des morts ! Ca s’ameute et ça se croit encore vivant ! Bien sûr que je les toise, mes souvenirs : ils en sont tout penauds ! Mais ça fait perdre du temps, et même de l’avenir ! C’est un peu... [Lire la suite]
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