04 mars 2008

Cyclope abyssal

Ma machine à laver montre un regard profond, l’œil chamboulé certain d’un cyclope à l’œil flou. C’est profond, c’est sagace et ça vient de très loin. De l’origine du temps puisque ça tourne en rond. Le sens du sacré fait que l’on ne voit ces choses qu’en état de ferveur et de méditation. Si l’eau ne fait pas source, il faut considérer que ce maelstrom domestique apporte sa fonction de microcosme en soi : Le tissu vit alors l’expérience cruciale. Celle de l’être au monde d’aventure et destin. La détergence ajoute un grain de sel... [Lire la suite]
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03 mars 2008

Sans l'amour

Toujours est-il qu’avec Maryse le temps a passé. Sale temps non pas parce que, mais pour ça. On avait emprunté un amour de riches. Alors on a payé, il ne resta plus rien. Sauf l’option poésie qu’on nous donna en prime. Alors, Maryse et moi on a dû faire comme si. Et faute de caviar on eut des myosotis. IL y a moins de vitamines mais le bleu est joli. Comme les yeux de Maryse, sauf qu’elle les a tout gris. La poésie n’existe que par la coincidence.Ca coûte cher aussi, alors macache bono. Un bel amour de riche ça se revend... [Lire la suite]
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02 mars 2008

LE sens du vent

Le sens du vent. Ouais j’irai dans le sens du vent là où ça fait la gueule. Là où le vent commence, à la source des souffles ! Maman en verdira, elle me prend pour un con. J’irai voir le vent, lui souffler dans les bronches ! Pas besoin de cheval ni même d’autoradio : j’irai seul. Moi, je n’ai pas envie qu’on se foute de moi ! Même Maman quand elle porte sa vieille robe à pois, celle qui est ternie par deux mille lavages. Et comme il y a le vent, autant y aller voir. Parce qu’en restant ici, je vais m’énerver, sûr ! J’affûterai... [Lire la suite]
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01 mars 2008

Ecrire.

Trop de rémission, d’accès, de dommage. Unicité : Ici revient encore. Encore ? Raconter avec des urgences irritées. Revenir, écrire. Toujours reprendre avec douceur ; violence ivre, ruminée, essai… Restaurer ensuite les images généreuses. Relire. Terminer en mémoire, porter le silence. Maintenir l’odeur terrible du Meilleur Ordinaire. Tarabuster. Sourire en naissant soudain : le sens ?
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01 mars 2008

Deuil.

L’habitude de vivre s’exerce à plein temps. Mais il s’est passé quelque chose ; un seuil fut vite franchi, une frontière sans passeport, un moment ronge-cœur. Seui, deuil, l’ombre noire, la fin du rêve. Le for intérieur du temps, sa stricte intimité. Sa familiarité aussi, pesante, vulgaire, discourtoise. Ensuite, on vit après… Ce qui paraît manquer de sens. Ce qui devrait posséder fermement, tenue dans la poigne du destin, une forte raison d’être.Quelque chose d’aboli. Non, non, pleurer n’est pas inutile : à ce point là, tout sert.... [Lire la suite]
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29 février 2008

Soir donné .

Soir donné, immobile ; cadeau bleu, faveur suave. Là ma mémoire éclate, elle qui fleure l’insistance. On lève les yeux au ciel, on ne voit rien qui vaille. Une trace sanglante de crépuscule, des nuages couleur d'os, moelle de nuit naissante. Ciel et terre ne sont que de fortes mâchoires. L’aube acquiert son temps par sa propre renaissance : le recours à l’ouest évoque une ruse. Parfois la mort est rude et la vie accalmée. L’indigo, ciel d’été, rit de toutes ses dents bleues. L’hiver s’acharne sans faire autant d’histoire. La... [Lire la suite]
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27 février 2008

Village

Ce village, comme tant d’autres, exhibe à tout venant sa volonté de durer. Il y insiste, rassis, solide et ses maisons se serrent aussi bien que des dents. Cette solidité m’a toujours paru lamentable. Par chance, la guerre ou d’autres morts, a laissé quelques ruines qu’on ne rebâtira pas. Le temps pour cela c’est montré libéral, rompant l’éternité factices des pierres ancestrales aussi laides que les histoires qu’on ne raconte plus qu’à voix basse : Héritage, coucheries, vieux qu’il a fallu tuer, morts suspectes et secret connus du... [Lire la suite]
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20 février 2008

La toute ébouriffée.

Quand je vois le bastringue de son aurore à poil, je me dis qu’elle est belle, la toute ébouriffée ! J’ai l’odeur de sa nuit. Sa crinière en bataille. Et cette chaleur là. J’ai préparé le café. Je me lève assez tôt. Je savoure le silence, la fausse solitude d’une maison calme. J’aime aussi préparer le petit déjeuner : j’invente le temps qui passe avec de l’eau qui bout, une bouteille de lait et du pain à beurrer. Elle s’assied, coudes et seins sur la table. Nue. Elle se gratte les tifs s’étire et fait bien voir. elle se cabre et... [Lire la suite]
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19 février 2008

Flétrir.

Du reste, j’en ai assez, comme des préparations. Le nouveau jour s’agite déjà, la nuit n’a plus le temps. Dans l’espace les étoiles ont toujours l’air idiotes. L’univers a bon dos : je préfère le fric. De tout côté il est savoureux rarement réciproque. Depuis que je le sais je me fous d’autre chose. Et d’abord les étoiles ne sont pas en or pur ! J’engrange avec raison pour me rincer la glotte avec des vins cruciaux aux nom comme le temps. J’apprends la prévoyance pour me venger des gens. Ce qui m’a rendu riche à ne savoir qu’en... [Lire la suite]
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18 février 2008

Votez Maman !

C’est la limite qui crée l’extrême. Comment entendre sa propre voix ? l’enregistrer dans le silence ? Qu’ignore t-on ?Par quel effroi ? Ou dans quel but ? Et pourquoi pas ? J’aimerais ta prison si je n’étais pas moi. Ma mère m’a engrangé comme un cheval fourbu. J’ai pu compter ses côtes : ce sont des barreaux courbes.. Le mascara qui coule c’et de la poudre aux yeux. Le président n’est pas un si mauvais cheval C’est la limite qui crée l’extrême. Considérons la vie avec modération ! Ne riez pas ! C’est implacable ! Ca... [Lire la suite]
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