14 décembre 2005

Le merdrigal, un genre à illustrer

Léon-Paul Fargue, le piéton magnifique, a un jour écrit ceci: Dans mon cœur en ta présence Fleurissent des harengs-saurs Ma santé c’est ton absence Quand tu parais, je sors.Léon-Paul Fargue, Merdrigal. Il créait ainsi un genre neuf: le merdrigal. J'en donne un ci-dessous, j'en ferai paraître d'autres... !Mais: à vos plumes! Peut-être serait-il bon d'illustrer ce genre intéressant! Evidemment, pour l'instant, les merdrigaux proviennent d'hommes!!! A vous de jouer, les filles!
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14 décembre 2005

MErdrigal 2

Merdrigal 2. Abominables salauds avec vous, parfaits petits animaux domestiques avec celle qui vient après.Linda Javin, Mange moi ! 2000. T’as vu comme il est beau ? T’as vu comme il est tendre ? Il fait même la vaisselle et lave les carreaux ! Il ne fume jamais et jamais il ne boit ! Il a le temps de vivre et s’occupe des marmots… Il sourit à la vie, ça va bien au boulot. C’est le Prince Charmant, ou quoi, ou qu’est-ce, ou bien ? T’as vu comme il est tendre ? T’as vu comme il est beau ? Ton ex avec une autre Ou même... [Lire la suite]
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11 décembre 2005

Nuit d'hiver, sonnet

JE vous le dit tout net: PAtrice houzeau, sur son blog littéraire, nous offre un superbe sonnet. Un bô, bien épatant... Un lecteur lui a répondu par un autre sonnet. Du coup, j'en ai mis un moi aussi sur ce blog, un que j'ai improvisé paske cébô, un dialogue en sonnets. Tiens, le voici, mon sonnet, na!: Nuit d’hiver ! La neige et la nuit s’entremêlent en silence, On mange de l’air glacé pour peu que l’on respire L’hiver n’hésite pas ; il a des choses à dire ! On sirote les étoiles dans la froidure intense. L’hiver... [Lire la suite]
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11 décembre 2005

Une femme à chapeau

Une femme à chapeau. Une corne d’escargot ne voit rien toute seule. Le silence des mots reste inouï de chacun. Si l’eau pleut c’est pour mieux s’évaporer au ciel. Le pourquoi cèdera au comment constructif. Une femme à chapeau avançait dans la rue. Chaque seconde soupire que l’on n’a rien sans rien.
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08 décembre 2005

L'amour ment s'il est seul

L’amour ment s’il est seul. L’amour ment s’il est seul. Sinon, il n’est qu’image, c’est-à-dire fausseté. Un regard inhumain succomberait sous l’objectivité. Objectif surnomme à tort une lentille muette. Ca sert à fusiller de lumière une émulsion malsaine. Ca ne pue même pas. La personne est un masque. D’où son nom judicieux. Mais toute image ment. Il faut devenir grand, l’aîné de soi-même pour aimer vraiment. Sans objectif précis. Pour la révélation.
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04 décembre 2005

Tout un nombril

Une poésie salace serait tout un nombril, Un monde à part, sérieux, ne puant qu’à demi, Mes minutes sont faussées tout autant que naïves. Même si je sais que notre légende recommence Tous les matins, même quand il pleut ! Tout un nombril, disais-un nœud de chairs collant Qui s’accroche au ventre lequel masque la tripe. L’amour c’est comme un foie qui digèrerait mal, Et des biles austères y font des bouillies rances ! Pour aimer je vivrai ; ça me condamne à mort. Nombril, visage voilé, chair retorse en droit-fil, ... [Lire la suite]
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03 décembre 2005

Rouge-gorges

Le soleil, au-dehors m’a saisi tout à trac Mon courage d’aujourd’hui trouve qu’il fait frisquet Deux cents larmes de glace s’arriment à mon amour . Celui que j’ai chassé par douleur même d’aimer. Mon blues joue au navire en partance dès demain.. Je rêve ! A quoi ? A moi. A moi, tout ensemble Avec les cicatrices de mon esprit ; Des vacances de l’idée. Du cœur perdu Des paroles sans succès ont jailli de ma bouche. Elles se sont dissoutes dans l’air du temps qui passe. Je me rêve. Je me rêve à demi, puis trois-quart, en... [Lire la suite]
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02 décembre 2005

rêverie d'affamé

Il y a des gens qui, jeûnent volontairement. D’autres s’inventent des régimes. Ils organisent ainsi le massacre de tout ce peuple que chacun de nous autres porte en soi : Manger est un poème. Qui comprendra le désespoir, quand la faim vaticine ? Le corps coupé en deux par le vide du ventre, on respire à demi. La sueur, en perles obèses amoindrit chaque effort. Des dégoûts infinis grouillent au milieu de l’âme : on sent que ça moisit toute volonté d’aimer. Voici la honte à bout, amertume pourrissante : De quel droit est-on là... [Lire la suite]
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20 novembre 2005

Ciel de fée. Terre de femme.

Ciel de fée. Terre de femme. La nuit , volubile vertige attend le galop de quatre cavaliers, des canailles avinées, qui dégueulent en passant sur les fleurs et sur l’herbe l’alcool de fin du monde. Ils ont de beaux chevaux, plutôt grands pour leurs âges. Dans l'herbe et sous le ciel, je n’ai jamais renié de vieilles amours sordides : ça fait rire les fées. Les vraies. Celle qui boivent du vin dru. Celles qui rient de la mort. Et parlent à voix traînante, parce que… faut pas pousser ! C’est pourquoi, moi, je vais, là sous les cieux... [Lire la suite]
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17 novembre 2005

Le Cri (Coran 11, 15, 17,36)

Le Cri. Elucubration lentement conçue à propos de sourates 11,15 ,17 et 36 du Coran, sous la lune amicale, un beau soir de brumaire (il faisait froid, ou presque). Le Cri n’a rien détruit de ce qui est moi-même.Il n’a guère la constance de mon incertitude. Il va dans le désert, pareil au vent qui crisse, avec des grains de sable dans les rouages de l’air. Il ne peut que nous tuer ; il ne sait faire que ça. Le cri résonne, il se répand en mille odeurs fétides : on l’a vu, égrillard dévorant une noce. Et tuer l’épousée si triste... [Lire la suite]
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