20 octobre 2009

Ode au lave-linge

Ma machine à laver montre un regard profond, l’œil chamboulé certain d’un cyclope à l’iris flou. C’est profond, c’est sagace et ça vient de très loin. De l’origine du temps puisque ça tourne en rond. Le sens du sacré fait que l’on ne voit ces choses qu’en état de ferveur et de méditation. Alors qu'il est si simple d'acquérir un lave-linge! consommer rend meilleur et surtout bien moins con! Si l’eau ne fait pas source, il faut considérer que ce maelstrom domestique apporte sa fonction de microcosme en soi : Le tissu vit alors... [Lire la suite]
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19 octobre 2009

Adultères.

Ne fuis pas les Barbares! C'est vrai qu'ils ont l’air méchant.Ton corps devrait pourtant répudier ses attaches. Il se sent trop à l'étroit! Laisse tomber, tralala, le sommeil des organes. Moi, ce fut dans Rome où verdissent des rages puissante, résolument foutrales! Résislie ton nom d'épouse, bon sang! Ce n'est qu'un débris, périssable à moisir! Ne sorte de vice qui galpit sous la peau et rend le bonheur impossible! Ô salaud! Sinon c'est comme à Sparte, avec la routine de maudire chaque jour et l'autre au partage du nom... [Lire la suite]
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15 octobre 2009

Portrait craché!

Portrait craché! Comme deux oeufs crevés dans la poêle trop chaude, jetés par la fenêtre par la rage impuissante. Et qui sont retombés sur la flaque de boue du chemin délayée par une pluie dégueulasse et glacée. Quand il est chaud à point, le saindoux reste calme. Rien ne fait sur les choses, surtout dieu qui s'absente. Et pas loin de là, tout, comme toujours, d'habitude. Prenez-en de la graine et flanquez-la par terre! dans la boue si féconde avec les oeufs crevés.Quand viendra l'arbre à poules n'allez surtout pas tuer ce qui est un... [Lire la suite]
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12 octobre 2009

Ordres !

Le comme-il-faut sagace est défi de nos jours ! Voici du déjà vu, voici que ça épate ! Alors, fonce, mon gaillard, la vie ne veut que ça ! On ne le dirait pas, c’est du pareil au même ! Tu souffriras mais saches que tout le monde s’en fout ! Jette ton vœu dans la mare, tu sais qu’il est trop lourd ! L’eau de la vallée coule, ne tremble pas comme ça ! N’aie dons pas peur du loup, c’est un gueux comme les autres. Arrange ton regard, il est tout décoiffé ! Tu te sens trop amer, regarde donc les vagues, sur le lac désolé.... [Lire la suite]
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12 octobre 2009

Magali.

- Tu as battu des blancs en neige ! - C’est pour concocter du nougat ! - Belles amandes en drupes vertes… - Et du miel car il en faudra… - Il se pourrait bien que je t’aime ! - Demande-moi si je veux ou pas. - Tu as le cœur en porcelaine… - Faut faire comme si… On verra ça. - Le miel ne doit pas trop bouillir… - A petit feu et ça ira ! - C’est ainsi que je te désire… - Vois si les blancs ne tombent pas. - Ai-je l’air bête quand je soupire ? - Qui t’a dit que je ne veux pas ?
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11 octobre 2009

Griete et ma mélancolie.

Mélancolie câline implacable architecte… Tu es le vide consistant, tu es le fruit d’azur à l’œil de pierre si vide qu’on y voit tout. Saleté de regard, oeil insidieux qu’on crève à grands coups de tatanes sur un pavé mouillé ! Y’a du Nord en pagaille et les flaques deviennent choroïdes insurgées qui giclent en sifflotant comme une théière d’acier ! ! A l’auberge sans façon j’ai vu Griete servir quatorze bières à la fois. Elle porte un bonnet blanc, avec de la dentelle, à la mode batave. Mélancolie, tu pues ! Va... [Lire la suite]
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08 octobre 2009

Ordres !

Le comme-il-faut sagace est défi de nos jours ! Voici du déjà vu, voici que ça épate ! Alors, fonce, mon gaillard, la vie ne veut que ça ! On ne le dirait pas, c’est du pareil au même ! Tu souffriras mais saches que tout le monde s’en fout ! Jette ton vœu dans la mare, tu sais qu’il est trop lourd ! L’eau de la vallée coule, ne tremble pas comme ça ! N’aie dons pas peur du loup, c’est un gueux comme les autres. Arrange ton regard, il est tout décoiffé ! Tu te sens trop amer, regarde donc les vagues, sur le lac désolé.... [Lire la suite]
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07 octobre 2009

Avec toi…

Avec toi ? Tout doux ! fatigue éteinte, silence passé. Sciure d’étoile dans un rayon de soleil plat. Volet entrebaîllés. Foisonnement des ombres : oui, nous peuplons les murs. Je serai le geste, ton geste. Jusqu’à ce parjure de ma réalité. Ce parjure attendu, voire même souhaité ! Demande et tu verras. Demande et tu sauras… Avec toi… On roulait sur le chemin creux. C’était mardi dernier. Sur le pare-brise l'étalement des mouches ponctuait la vitre de l’auto fatiguée. Ce n’est pas pour ça qu’on est vite rentré. Ni à cause du... [Lire la suite]
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07 octobre 2009

Beaucoup d’amours austères...

Beaucoup d’amours austères terriblement fondantes s’avivent d’abord froid, glaciations soudaines avant de s’enflammer comme du jamais vu. Les distances se croisent et se tressent et se nattent, l’imbrication extrême devient une loi franche. Les hautes glaces pleurent comme les fortes vertus. Et tout ce qui ruisselle ressemble à de l’or vif. De l’or vif comme Mercure encombré de morsures et la distance infuse se fait brûlure. Intense : il n’y a rien de trop. Ca fait mal tout de même. Délicieusement, bien vrai, bien solide et... [Lire la suite]
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07 octobre 2009

Hures patraques du bord de mer !

Hures patraques du bord de mer revenez vite à mes côtés, ,tout s’échine et se glapit en lamentant le jour passé ! Râteliers des bonnes façons, la vie est dure à gagner ! Il est Alka, Docteur Seltzer, voici la nuit, voici la mort ! La mer se meurt au bord du sable ! Vive la marche à pied ! Bouffons des langoustines au gras ! La fatigue promet peu. Ca se perd aussitôt !Pas d’histoire, zou ! le noir ! Clafoutis de noyaux ou aux boulons de 8 ! Recommençons l’erreur ! Voici la liberté ! On rentrait à pas d’heure : Sommeil oblitéré ! Ah... [Lire la suite]
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