13 juin 2015

Car c'est vrai, il y en a.

Car c'est vrai, il y en a. De l'amour, mais lequel ? Du pareil qui se démène ; pendant ce temps on vit. Malgré l'amour qui peut suspendre . Arrêter le bazar, dire « basta », tant pis. Le reste de la vie devenant par là-bas, ou pas trop loin d'ici, mais on ne sait pas où. Alors le danger guette. Et les matins charmants. Le temps. Y a des clous dans la croix, des tenailles dans la vie et quel'qun de perdu, d'éperdu qui s'assoiffe. Il y en a d'autant plus qu'on n'a rien d'autre parfois. Ca arrive, c'est tout bête. On vit comme un... [Lire la suite]
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02 décembre 2014

Croque-Monsieur

Ce prince qui ignorait la solitude humaine montait un gros cheval qu'on appelait Gaston. Sa fille montre des dents comme des cuillers à soupe:à cause du nickel-chrome de ses couronnes en zinc.. Je n'ai pas vu sa soeur pourtant je le sais bien, serait-elle amoureuse qu'on le saurait déjà. IL y. a bien trop de pièces au puzzle de mon âme. JE veux les enfoncer à grands coups de marteau. Ca ne me fait pas mal, c'est comme si y'en a plus, De moi-même et du même qui serait comme moi. Gaston est gras du bide on trouve ça tant mieux. Le... [Lire la suite]
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18 juin 2014

Boréalement

  Je veux de l’amour . De l’amour appétissant ! Appétissant, à la folie, en ondée pâle, en jour de gloire. De l’amour en colère, qui gueulerait comme un putois, parce qu’on ne serait pas assez ceci, ni cela, ni rien d’autre. Surtout toi. Tu n’es pas là ! Ca t’apprendra ! L’allégresse me chante, et toi, reviendras-tu ? Le Nord se couvre de givres lumineux. Boréalement. Les paroles oubliées s’étalent en brises tourbillonnantes comme des jupes d’indienne sur des danseuses zélées. Elles scintillent dans mon silence. Y’ a du nord.... [Lire la suite]
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16 juin 2014

Une petite abeille.

 C’est tard au caboulot. Une petite abeille va piquer un chat. Un homme aux ongles sales boit un café sans lait. Il est veuf en lui-même de sa biographie.Il n’a rien à dire. Mais ça le démange. Il se grattera : ongles en deuil. Stries noirâtres à demi dissoutes dans sa sueur… Quand il sera vraiment heureux, il cherchera le sol. Mais il faudra qu’il boive. De l’alcool. Du vrai. ...Du chnick de ribouldingue aussi clair que du rien ! Ca fera mal. Ce sera fort ! Tu te laques les ongles d’un vernis couleur sang. J’aurais dû... [Lire la suite]
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09 avril 2014

Pseudo-s onnet du regret après séparation

  Notre séparation fut assez dégueulasse ! Je m'en veux cependant car, par éducation, J'ai voulu jouer le fier, le juste, et le bon Le magnanime, enfin, qui est de guerre lasse.   Je voulais le beau rôle, apparaître bonnasse, Et ne pas dériver vers la détestation, Faire la part des choses avec attention. ­Je ne m'attendais pas à que tu m'emmerdasses   Avec des manigances, du fiel, de la haine, De la sournoiserie hypermanichéenne, De la vulgarité, avant notre tchao.   Mon regret est amer :... [Lire la suite]
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29 mars 2014

Hargne et faim.

J'ai fourré mon que dalle dans les miches du rien, la misère assassine est comme un cul sans pain, maigrichonne et sordide ; ce sera pire demain : Noblesse de moisissure quand le bide carillonne et que le fier midi s'assaisonne de néant, ce géant impassible qui me ronge en-dedans. J'aimerais tant cogner, mais je  n'ai plus la force ! Baisé par la fringale en amante sinistre, j'ai racolé un dieu qui n'a pas répondu : la faim nous fait prier, c'est comme faire la pute mais j'ai pas de jupette et mes jambes sont... [Lire la suite]
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29 mars 2014

Dédicace.

Je dédie ce poème à ma chère Esmeralda. Car vraiment, cette femme est... Comment dire ? Exceptionnelle , c'est ça ? Nous avons vécu tant de choses, tant d'instants ! C'était de l'émotion ou je m'y connais pas. Oui, et des moments, je ne vous dis que ça... Parce qu' Esmeralda, vraiment... Elle avait un je-ne-sais-quoi charmant et aussi un.. Et des... enfin, des trucs comme ça. Ah! Mon Esmeralda, je ne l'oublierai pas. Alors il est juste et bon que je lui dédie le poème qui suit. Il y a aussi ce qui aurait pu être et qui n'a pas... [Lire la suite]
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29 mars 2014

Pseudo-sonnet de la poubelle.

Quand j'étais marié, j'aimais beaucoup, ma foi, Descendre l'escalier pour vider la poubelle : Voici de l'évasion, c'est la fugue, la belle ! Durant quelques instants, je retrouvais mon moi!   Je respirais alors en sortant de mon toit Je vivais un peu vrai en m'éloignant de celle Qui me faisait monter la tension artérielle : J'échappais à ma femme, à sa mauvaise foi.   Loin des pleurnichouillis et loin des engueulades Des scènes et des cris, de toutes ses salades J'existais pour de vrai tout en me sentant bien. ... [Lire la suite]
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26 mars 2014

La fille de magazine pour messieurs turgescents

 La fille de magazine pour messieurs turgescents  en a gros sur le cœur. Opinant du bonnet, 95C, elle a donc accepté de montrer ses nénés sur les photos glacées qu'elle met en chaleur. Ca fait pas du bonheur vu que c'est pour du beurre, en plus des épinards. Il faut gagner sa vie et l'on fait ce qu'on peut. Faut payer l'électrique, le gaz et le manger. Ce n'est pas fatiguant de gagner sa vie à la force du poignet. Avec l'apoilitude, elle règle son loyer ; Ca ne l'empêche pas quelquefois de chialer. Il n'y a plus de... [Lire la suite]
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02 mars 2014

Sonnet de l'adversité vaincue

Hircinement hirsute, j'empoigne un scramasaxe Afin d'écrabouiller pour renaître en phénix L'atroce adversité: ça ne fait pas un ptyx! Fût-ce l'autre en moi dont l'horreur me désaxe!...   Le malheur voudrait bien  que, tous deux, on se pacse Je lui fous sur la tronche, pas besoin de remix Des névroses anciennes: essoufflant ma carnyx j'effraie cet ennemi, plus méchant qu' une taxe!   Après quoi, palsambleu, je démonte ses os, J'y arrache un arpion, l'oeil ou le ciboulot En rigolant bézef comme un vrai... [Lire la suite]
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