28 février 2007

Orlando IV. « C’est l’oie ».

Vois, dans le grenier mauve, avec le vin d’ailleurs, les têtes de paille voler : c’est encore du souvenir ! Que faut-il donc tuer pour devenir femme ? Et quand ça vius arrive, on est tout ébahi. Le sexe est eu de chose. Encore faut-il comprendre certains modes d’emploi qui ne sont pas livrés. Et qui ressemblent peu à ce simple mystère : porter la crinoline ou lacer un corset, chose qu’inventent les femmes pour être autre que l’homme. Excuses pour ne pas jouir : ce serait trop donner ! Nous sommes en Angleterre et nulle part... [Lire la suite]
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27 février 2007

Orlando.III.Orlando de Lassus.

Sur la Grand-Place à Mons on caresse le singe, le singe de métal à la tête brillante : l’Orphée belge est pari, buvons la bière du Roeulx, celle de Bonne Espérance sous le regard de Dieu ! Margot de Peruwelz rêve qu’elle laboure des vignes inexistantes, qu’elle passe par la Lorraine et revient en Hainaut! Mon cœur, dit –elle, se recommande à vous ! Encore une folle ? Non : une servante d’auberge et qui en a vu d’autres ! Oculis vidit !  Et les motets d’Orlando retentisse, on tremble et on frémit : la voix s’envole et le chant... [Lire la suite]
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26 février 2007

Orlando. II. Elseneur.

Mais ce n’est pas la brume qui nous masque les oies dans le ciel de Scaldie, puis là, près du rempart, quand on regarde en bas l’eau gelée en surface qui circule lentement sous le vieux pont-levis. IL fut un œil sagace pour regarder vraiment et comprendre soudain qu’on revient à hier. Au temps d’un homme mort ! Voici le mort qui parle, voici le commandeur, et voici que soudain Ophélie devient folle tandis que Sganarelle, ébahi, ferme sa gueule.  Les fantômes se ressemblent, n’est-ce pas, Mercuzio ?  Ce qu’on voit au... [Lire la suite]
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25 février 2007

Orlando.I Roncevaux.

… et j’ai vu l’épée heurter la pierre dure, caboche étincelante sous le choc, sous le ciel. Après j’ai vu le  sang l’éclatement féroce des cervelles baveuses et des yeux piétinés. Ö les grandes montagnes, comme les voix résonnent !  C’était soleil majeur dans les marches d’Espagne et des soldats survivants mangeaient des oies maigres redescendues du ciel, saignant sur le rocher, égorgées comme ces Maures qu’on a fait prisonniers. Mais qui ne valent rien au cours des rançons ordinaires, alors, autant les tuer…... [Lire la suite]
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