C’est tard au caboulot. Une petite abeille va piquer un chat. Un homme aux ongles sales boit un café sans lait. Il est veuf en lui-même de sa biographie.Il n’a rien à dire. Mais ça le démange. Il se grattera : ongles en deuil. Stries noirâtres à demi dissoutes dans sa sueur… Quand il sera vraiment heureux, il cherchera le sol. Mais il faudra qu’il boive. De l’alcool. Du vrai. ...Du chnick de ribouldingue aussi clair que du rien ! Ca fera mal. Ce sera fort ! Tu te laques les ongles d’un vernis couleur sang. J’aurais dû prendre un paletot. Un léger, tout de même.Ca ne fraîchit pas tant. Celui à rayures ? L’homme se lève et s’en va. L’abeille pique le chat. Il fuit, court, se cogne à tes jambes. Le vernis se renverse. Le chat se strie de rouge. D’une étoile explosée. Ce n’est pas un ongle. Ce n’est pas un deuil puisqu’il est siamiois