29 mars 2014

Hargne et faim.

J'ai fourré mon que dalle dans les miches du rien, la misère assassine est comme un cul sans pain, maigrichonne et sordide ; ce sera pire demain : Noblesse de moisissure quand le bide carillonne et que le fier midi s'assaisonne de néant, ce géant impassible qui me ronge en-dedans. J'aimerais tant cogner, mais je  n'ai plus la force ! Baisé par la fringale en amante sinistre, j'ai racolé un dieu qui n'a pas répondu : la faim nous fait prier, c'est comme faire la pute mais j'ai pas de jupette et mes jambes sont... [Lire la suite]
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29 mars 2014

Dédicace.

Je dédie ce poème à ma chère Esmeralda. Car vraiment, cette femme est... Comment dire ? Exceptionnelle , c'est ça ? Nous avons vécu tant de choses, tant d'instants ! C'était de l'émotion ou je m'y connais pas. Oui, et des moments, je ne vous dis que ça... Parce qu' Esmeralda, vraiment... Elle avait un je-ne-sais-quoi charmant et aussi un.. Et des... enfin, des trucs comme ça. Ah! Mon Esmeralda, je ne l'oublierai pas. Alors il est juste et bon que je lui dédie le poème qui suit. Il y a aussi ce qui aurait pu être et qui n'a pas... [Lire la suite]
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29 mars 2014

Pseudo-sonnet de la poubelle.

Quand j'étais marié, j'aimais beaucoup, ma foi, Descendre l'escalier pour vider la poubelle : Voici de l'évasion, c'est la fugue, la belle ! Durant quelques instants, je retrouvais mon moi!   Je respirais alors en sortant de mon toit Je vivais un peu vrai en m'éloignant de celle Qui me faisait monter la tension artérielle : J'échappais à ma femme, à sa mauvaise foi.   Loin des pleurnichouillis et loin des engueulades Des scènes et des cris, de toutes ses salades J'existais pour de vrai tout en me sentant bien. ... [Lire la suite]
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26 mars 2014

La fille de magazine pour messieurs turgescents

 La fille de magazine pour messieurs turgescents  en a gros sur le cœur. Opinant du bonnet, 95C, elle a donc accepté de montrer ses nénés sur les photos glacées qu'elle met en chaleur. Ca fait pas du bonheur vu que c'est pour du beurre, en plus des épinards. Il faut gagner sa vie et l'on fait ce qu'on peut. Faut payer l'électrique, le gaz et le manger. Ce n'est pas fatiguant de gagner sa vie à la force du poignet. Avec l'apoilitude, elle règle son loyer ; Ca ne l'empêche pas quelquefois de chialer. Il n'y a plus de... [Lire la suite]
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23 mars 2014

poulet en papillon sur lit d'anti-ratatouille!

Anti-ratatouille parce que les légumes ne sont pas cuits un par un mais ensemble et confits par le gras du poulet! le ppulet, ouvert, mais pas séparé, est étalé sur les légumes. On commence la veille, avec une  nonchalance amusée... Mais, auparavant, il y a eu le vieux truc pour donner un poulet tendre qui garde plus  son jus: il a mariné trois heures en saumure légère! (1/2 verre de sel, 1/2 verre de sucre dans un demi litre d'eau...mais là, j'ai pris de la saumure d'olive que je récupère toujours. non, ça ne sale pas... [Lire la suite]
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23 mars 2014

­Tendresse du RSA !

Qu'est-ce que tu crois, Machine-à-doigts ? Qu'on va te donner de l'amour avec la gueule que t'as ? Y a qu'un bonheur, Machine-à-doigts ! Et c'est le jour du RSA ! De la tendresse rien que pour toi­ ­­­ T'as un billet, et tu le donnes, à la caissière de supérette : c'est bon parce que tu le peux. Hier tu ne le pouvais pas. Tu savoures ça, tu es heureux ! C'est fini le pain dur, la soupe aux épluchures et la panade au bouillon Kub : c'est ça, la joie, Machine-à-doigts ! C'est le billet que... [Lire la suite]
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18 mars 2014

Culture ouvrière.

Paris, faubourg Antoine, jadis: Dans l'atelier de tapisserie de mon arrière-grand-mère, puis de ma grand-mère paternelles, certaines ouvrières savaient lire, d'autres pas. Les premières, durant les pauses, lisaient à haute voix les journaux, mais aussi des livres aux autres. Elle se relayaient, comme la patronne qui achetait des livres en éditions populaires. Ce n'est pas un cas isolé, mais un tradition artisane. Et c'est aussi comme ça qu'il y a encore plus longtemps, les po...èmes de Victor Hugo étaient des "best-sellers" ... [Lire la suite]
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16 mars 2014

Défilés de grotesques...

Dimanche! quel bonheur! Aller assister au spectacle comique: la sortie de la messe! Ah! les tronches! Ah! les ridicules! Ah! les dégaines! SE marrer comme un fou en voyant le maintien gluant ou sirupeux des esclaves volontaires! Quel pied! CEs gens qui s'acharnent à devenir leurs propres flics sont fort distrayants!  Mais peuvent devenir dangereux...ça se voit tous les jours! C'est aussi marrant que de regarder les gens qui sortent d'un magasin bio! Ce défilé de guignols est... délectable et les grotesques se succèdent pour le... [Lire la suite]
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16 mars 2014

piranhas et bénitiers

Hélas, les piranhas sont trop gros! On les repère facilement dans un bénitier! Il faudrait trouver des poissons carnivores plus petits pour bien rigoler à l'église! De plus, les bénitiers sont souvent faits de pierre calcaire: l'acide sulfurique est don contre-indiqué, ça mousse et ça peut dissoudre la pierre, après, on a l'air malin, tiens... C'est dommage... on se console en pensant que,l'eau bénite stagne dans ces réceptacles et qu'elle se charge de bactéries qui peuvent causer des affections graves: il faut s'en remettre à la... [Lire la suite]
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16 mars 2014

Mépris de classe

C'est curieux, cette pensée bourgeoise qui s'imagine que les autres sont obnubilés par la télé, vivent comme des cons, sont des "beaufs" ou des "ploucs" parce qu'ils ne partagent pas les mêmes goûts qu ceux qui les méprisent! Une vision du monde à la Huxley, bien bourgeoise et alarmante montrant la pourriture des esprits élitistes...Alors qu'on vit mieux qu'autrefois. Surtout quand on ne partage pas les valeurs de ceux qui méprisent, des gens obsessionnels du "bon goût" et autres bien-pensants de la culture... Savourer son... [Lire la suite]
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