• Lendemain de fête... avec la gueule-de-bois, pourquoi pas une bonne doouche froide? La voici: Noël! Le christ est né, le monde va morfler! Voici les fêtes le harassement des femmes qui bossent encore plus pour préparer le reveillon, la fête immense de la dépression (il y en a beaucoup en cette période déprimante de joie hilare obligatoire et factice ! Et le taux des tentatives de suicide augmenterait, dit-on, parce que la comédie de la joie programmée, ça dégoûte parfois). Déjà il y a eu l'angoisse dans le choix des cadeaux qu'on destine à des gens qu'on fait mine d'apprécier. Alors que parfois, on voudrait les voir crever, ceci très lentement dans d'atroces douleurs.  Dans les familles, la haine est une valeur sûre, vu qu'on négocie tout, les rapports comme l'argent sous prétexte d'union et de stabilité ! Les sentiment s'agiotent encore plus qu'à la Bourse. L'usurier est un ange quand on a vu tout ça ! Ensuite, il faut se taper le réveillon chez Mamie, la commère langue-de-pute au sourire appliqué! Elle a jadis su tuer son mari  sans coups de casseroles. Mais par son caractère et ses « petites phrases », sa vacherie acerbe et son harcèlement. Elle joue la « bonne vieille » mais c'est rien que du flan. Elle aurait du « bon sens », comme on dit des vieux cons. Ce qui se traduit par des phrases toutes faites, prononcées gravement saturées d'idées plates et de sots préjugés. Tout est prêt pour la fête, la table est décorée.  Selon la tradition, une assiette est dressée pour cette « part du pauvre » qui ne viendra jamais : il préfère avoir faim tout en crevant de froid plutôt que de voir ça. Fâcheuse soirée où l’on doit embrasser le cousin facho, tandis que l’oncle rigolard chante une chanson paillarde avec un air vicelard à dégueuler soudain. La cousine nunuche, mais trop alcoolisée, fond en larmes on ne sait pas pourquoi, pendant que le beauf à la main baladeuse cherche à peloter la petite dernière aux nichons débutants… Et l'ado révolté, qui se joue la provoc, qui écrit des poèmes, fourre son doigts dans son nez en se grattant les couilles avec un air atroce de mépris arrogant . La « pièce rapportée », le marié de l'année, découvre enfin que sa famille à lui n'est pas si mal que ça. Et sa femme en son rôle imposé : Elle a l'air d'une andouille et c'est fort décevant. Le divorce est certain mais pas pour tout de suite : il faut morfler avant. Et subir son milieu au moins une fois par an. Elle demandera plus tard« que penses-tu de Maman » ? «  C'est une archi-connasse et, en plus elle est moche », sentira t-il tout bas, sans se l'avouer, peut-être ou, du moins, pas encore. Il ne le dira pas Je ne veux pas parler des enfants ! Non, je ne veux pas parler des enfants ! Non, non et non, je ne veux pas parler des enfants : on leur offre des jouets hideux et des jeux imbéciles, parfois éducatifs et qui sont emmerdants.Ils finissent au placard ou bien éparpillés dans une chambre en foutoir, destination poubelle quand maman va vouloir en  giflant à foison. La fête se déroule et la bouffe se succède. Sous de grands airs d'entente et de bonne humeur, des haines bien recuites suintent avec aigreur.Ceux qui s'entre-détestent font semblant de s'aimer ! L'air parfois devient lourd, mais il faut rigoler! Oui, il faut subir. Noël est un stress effroyable et j’ai eu la chance d’en passer deux ou trois seul, quelle joie!  Pensons à ceux qui auront réussi leur tentative de suicide: ces veinards ne seront plus emmerdés l’an prochain et les autres années : Vive l'éternité !