Le poète n'imagine pas: il voit! voyant selon Rimbaud, voyelle en couleur, yeux roux, spectateur, voyeur, visionnaire... Capable d'inventer ses propres yeux! Il faut se délivrer enfin de l'imaginaire, si normé, si structuré, si restreint et ne produisant que des originalités habituelles d'un bout du monde à l'autre, avec ses structutes anthropologiques si semblables malgré l'apparente diversité des cultures... Parasitisme de l'imaginaire si aimé des poétistes tandis que le vrai poète crée du réel à partir du réel! Ce qui le rend d'abord odieux, "maudit", avant que les imaginaristes ne le récupèrent pour faire du fric! L'imaginaire ressasse sa symbolique répétitive d'une culture à l'autre et ne finit que par devenir marchandise! Avant, il n'était que religieux! Rien n'est aussi peu varié que l'imaginaire, avec ses mythes communs à toute l'humanité: rêveries uniformes exalantes comme un costume de militaire, commando,... horse-guard ou général d'opérette! Le choix de l'uniforme n'est pas si varié... Le poère, lui,  sait aussi changer de lunettes, mais surtout de point de vue. En s'éloignant de l'imaginaire qui ne conduit qu'au folklore, restreint ou non! Lequel folklore se mue en religion ou en carte postale ou en beau livre à couverture blanche pur une "certaine idée de la littérature"...Religion ou marché: tel est le destin de l'imaginaire, des mythes, des traditions... L' "autre chose" est inimaginable et déplaît tout d'abord. Laissez crever l'artiste! Célébrons la banque, concentré d'abstraction, d'imaginaire et la monnais siimmatérielle, pur symbole n'existant que par la croyance, la confiance: là est la poésie de l'imaginaire actif... autrement, on vit, on voit... Et Van Gogh crève de ça: voir, vivre... constater voir vraiment... Et non imaginer!Afficher la suite