- Tiens, vous aimez les carottes...

Rien de grave: un constat: évitons la parano. Mais ce ton... cette façon de dire... De trouver le fait singulier.
-vous n'aimez pas les carottes?
- Si, si...
Elle aime les carottes. Mais pas comme moi.le ton marque la distance. Mes signaux d'alarme clignotent.;je connais la chanson. Mais attention: ne pas s'affoler, il est trop tôt pour ça...  La remarque est banale. Même si ça me met en jeu. Me considère quasiment comme un original... Comme s'il n'était pas légitime d'aimer les carottes. d'autant plus que je n'y attachais pas d'importance.

Bien sûr, elle était d'une amabilité extrême, pleine de sollicitude. Un peu stricte dans ses choix. Voire maniaque. Chez elle, tout était harmonieux, presque trop, plus un théâtre qu'un lieu à vivre. un ordre froid, implacable avec de jolis meubles.

Elle s'obsédait de "bon goût". au début, elle s'abstenait de vilipender les "gens vulgaires"... Chez d'autres ce sont "les cons": symptôme encore, fort répandu. Malgré sa gestuelle un peu martiale, sa pratique maniaque de la marche (15 km par jour!!! Plus l'aqua gym), je ne me méfiais pas: ce n'était pas assez. Encore une fois, évitons la parano... Certes, on m' a appris, en groupe de thérapie, de parole, à me méfier de ce genre de choses.Mais l'avertissement "méfiez-vous des gens sympa", c'est dur à avaler! Même "trop" sympa... Pleins d'attentions. J'ai eu le tort de l'avertir, dès le départ,  que je ne supportais pas qu'on remette de l'ordre dans mes cheveux, qu'on arrange le col de ma chemise. Car c'est aussi un signe.insuffisant s'il est isolé.Petonent s'il en complète d'autres. J'ai vu qu'elle avait du mal à ne pas le faire, avec ses remarques continuelles, mais anodines sur mes vêtements. Le fait de se vêtir en bleu lui paraissait aussi incongru que d'aimer les carottes.

Ca continua.Petit à petit, elle se mit à critiquer des gens. pour rien, de petites choses. Là, mes signaux clignotèrent plus sérieusement; Puis elle me raconta un peu plus de sa vie... là, j'ai mieux décodé. les méchants pullulaient autour d'elle, pauve chou!

En même temps, par de menus services, par des attentions, son emprise sur moi se resserrait.J'aurais pu laisser passer si je n'étais pas averti. En sacbant que les victimes des pervers narcissiques sont des aimants pour eux et u'on se laisse facilement prendre. Mais le piège se tendait déjà au moment des carottes...

Puis,petit à petit, c'est arrivé, ça s'est resserré, je me sentais mal avec elle, avec ses petites remarques.sa façon aussi de répandre des légendes urbaines: le restaurant chonois avait forcément eu des ennuis pur des questions d'hygiène. Pour ne pas m'affoler trop, j'ai vérifié auprès d'un ami journaliste...oui, il y avait eun un problème, mais un truc administratif anodin qui n'avait rien à voir avec l'hygiène..Là, faut se méfier! Pendant ce temps, méthode, je comptais le nombre de fois où elle critiquait un tel ounun tel. Dire du mal de trois personnes différentes en une demie-heure, ça craint! elle progressait dans so  emprise...

Je passe le reste: c'est très vite devenu étouffant.Le harcèlement s'est manifesté, d'abord légèrement. j'ai mis le holà. J'ai pris des distances... Ensuite, bizarrement,j'ai appris certaines chose sur elle.Pas par des gens malveillants. Tout s'est recoupé: j'avais vraiment affaire à une perverse narcissique, moi qui me croyait à l'abri!

je passe sur le reste. mais je veux juste dire qu'il y a de tous petits riens très significatifs. Sans s'affoler, il faut en tenir compte. Parfois, c n'est rien.Mais souvent, hélas, c'est le prélude au harcèlement, à la persécution, à la destruction de soi insidieuse, lente, progressive, constnte, organisée, méthodique... quand les "petits rien" s'accumulent, qu'on se sent mal, toujours mis en question, il faut envisaager de s'en aller, vite, vite...

Depuis je trouve les carottes vraiment délicieuses! avec celle qui avait failli avoir ma peau c'étaiebt les abricots secs... Au début,une remarque, puis,petit à petit... au fil du temps, selon elle, aimer les abricots secs était une tare, un signe d'ignominie.au début, il n'y eut qu'une petite remarque... Du même genre. Vos goûts deviennent un enjeu, un prétexte pour vous mépriser. et ce n'es là qu'un exemple de la conduite subtile, séductrice, des pervers...  Oui, "méfiezvous des gens sympa" qui usent d'u certain ton, fort aimable, pour des remarques anodines...qui ne le sont pas...