Violence "ciblée".

Les "hussards noirs de la République", les instituteurs avaient pour mission de "sélectionner les élites". C'était officiel. Dans la pratique, il s'agissait,par des procédés efficaces, de renforcer la bourgeoisie, les classes dominantes. Ceci au moyen d'une violence ritualisée, régulière, constante. Certes,elle n'était pas réglementée par des textes, mais elle l'était de fait. Des coups de règle sur les doigts aux stations à genoux sur une règle, des gifles aux cheveux ou oreilles tirés, de l'humiliation bien étudiée  (bonnet d'âne et autres appels à la discrimination, au rejet par les autres élèves) au mépris cinglant, cette violence s'exerçait principalement sur les élèves venus des classes modestes:on frappe rarement le fils de son banquier ou des notables de la ville dont l'école dépend un peu. Cette brutalité entretenait le refus de l'école, l'hostilité à son égard d'une bonne partie de la population défavorisée.Certes, dans la foulée, quelques élèves d'origines "basse" réussissaient: ça servait de caution à l'abattoir social. Le certificat d'étude réussissait aux bourgeois et excluait la majorité de  la population de tout enseignement. Marx n'est pas ma tasse de thé,mais il fut sagace en déclarant que l'école, financée par des fonds publics, servait à favoriser la réussite des fils de riches avec l'argent des pauvres.

Délinquance et exclusion.

L'exclusion sociale par le "certif" faisair que  la population était illettrée.Ce qui n'estplus le cas aujourd'hui: jamais autant de personne n'ont su lire, écrire et compter que de nos jours, où l'on pousse les élèvesjusqu'au bout. Cette exclusion sociale favorisait une délinquance juvénile importante dont on parlait peu car elle était banale.On manque de chiffres, mais le nombre fort important d'établissement pénitentiaires d'édcation surveillée, de "bons pasteurs" et autres "maisons de redressement" témoigne de ce fait. Là, les torionnaires régnaient et il n'y a qu'à lire Genet, Auguste Le Breton ("les Hauts murs", voire le beau texte de Prévert "la chasse à l'enfant" pour comprendre ce qu'étaient ces bagnes pour mineurs. le mépris répugnant eners les enfatns pauvres était la règle. De très  nombeux témoignages moins illustres confirment l'existence de ces horreurs. On a peu de chiffres aussi sur les viols, mais des indices font penser qu'ils furent fréquents. Le taux de  réussite au "certif" a, certes, augmenté régulièrement, mais peu de gens  le réussissaient et encore moins le bac qui était rare jusque dans les années 60.

Vive l'école actuelle.

Cette inculture généralisée par l'exclusion scolaire peut se constater, du moins pour les garçons, grâce aux résultats des tests d'aptitude au service militaire: c'est effarant et cela montre bien le processus implacable de rejet social pratiqué par l'école laïque. Aujourd'hui, donc, elle accueille tous les élèves, le plus longtemps possible, leniveau général a monté tandis qu'elle est evenue réellement républicaine au mieu de serir à la reproduction sociale et au renforcement du pouvoir des classes dominantes. Certes,il y avait moins de violences envers les profs: les élèves venant des milieux pauvres, susceptible de ces agressions étaient éliminés, rejetés de l'enseignment dès leur plus jeune âge et leur violence s'exerçait ailleurs. Je viens d'noncer des faits, des notions élémentaires pour qui veut comprendre le système scolaire. L'inculture généralisée, l'"anorexie culturelle" actuelle faut que beaucoup se permettent de les ignorer. Reproduisant ainsi le système de multilication des ignares fondant les dominations sociales les plus âpres.: Tous complices?