Noêl retrouve depuis déjà longtemps le vrai sens de la fête! Fête de la bouffe, de l'excès, de la consommation, il s'éloigne de la résignation chrétienne pour retrouver l'esprit de la matière! la vraie fête, quoi, celle de la profondeur humaine, de l'humanité dont l'histoire est celle de la faim, de la misère et des maladies de manque... immense célébration de la matière, elle apporte la vraie poésie du,matérialisme, celle des vieux rêves humains d'ici, celle que tant de gens, ailleurs, ne peuvent connaître car la faim existe encore... Mépriser la consommation, l'abondance c'est mépriser ceux qui ont faim! C'est prôner la frugalité, la misère et c'est le propre des nantis, des bourgeois mystiques qui jeûnent quand les autres ont faim, ce qui est sale et bas! pour aider, aimer les autres, il faut se sentir bien, être efficace et non mystique! les moindres des assistantes sociales font plus que l'abbé pierre! sans esbrouffe, sans mystique sans ise en spectacle orgueilleuse d'une fausse humilité, sans marchander le salut, ce qui est le plus marchand! alors bouffez, empiffrez-vous, venger nos ancêtres des temps précaires qui rêvent de pouvoir le faire! Respectez-les au lieu de les singer sans nécessité! Manger est une prière athée! Et le vieux rêve humain, celui du pays de cocagne, de la terre "de lait et de miel", du palais de Dame Tartine est à notre portée! Soyons fiers et mangeons trop!  Vive Rabelais, vive Dumas, Vive Rossini! Vive l'humanité qui peut aujourd'hui vaincre toutes les faims, à condition de le vouloir, de chercher la justice sociale et non la charité abjecte! Soyons humains! soyons fires et mangeons trop. Consommer rend meilleur! vive l'Humanité!

 

aAutrement on est écolo-bio, religieux...Bas et veule! culpabilisant, nuisible!