Culpabiliser... tant de gens craignent de se sentir coupables... Et refusent la morale dite "judéo-chrétienne"... Déjà ce terme! Erreur totale: ce qui est chrétien n'est pas judéo par définition! Et la culpabilité chrétienne n'est pas la même que la culpabilité juive! "judéo-chrétien" est une expression de nazis! irréalisme! Erreur de jugement! Partisanerie glauque! Ca s'opposerait au "pangermanisme" et au paganisme... (La seule acception possible de "judéo-chrétien" est celle qui désigne des sectes du Ier siècle, comme les Esséniens)...

Revenons aux culpabilisation: en refusant d'être coupable, on se ronge, on se bouffe. Et le christianisme, version catho, est justement le remède à cette folie totalitaire! Car il est fort commode d'être coupable, bien plus que de le refuser! De surcroît, c'est un rôle magnifique! Qui peut procurer des délices à nuls autres pareilles! Ca permet une solidité, une santé formidables! Et ça gratifie celui qui pardonne: tout bénef! Un vague repentir suffit à se sentir bien! A éprouver un petit-bonheur, tendre, doux, savoureux!

Il y a du bon à prendre dans pas mal d'idéologie constitutives des sociétés. L'arrêt de la culpabilisation pour l'assomption de la culpabilité serait un immense progrès. Rien 'est plus coupable que de culpabiliser en se défendant de l'être: c'est, entre autres, un très bon élément de l'asservissement, dl'aliénation des femmes! On ne se sent pas clair, mais on refuse d'admettre ouvertement sa responsabilité. C'est une façon efficace de cultiver le malheur, le tabagisme frénétique et non radieux, l'alcoolisme, le divorce et la destruction des enfants. entre autres! Ah! se punir soi-même, en douce, hypocritement: quel effort épuisant d'économie mentale!

En revanche, être coupable, ça donne de la joie douce-amère, suave et tende! Ca attire la sollicitude, et même la compassion, fût-ce au prix d'un peu de comédie repentante... on demande excuse et c'est reparti! on peut même recommencer indéfiniment ou presque!

Bien sûr une plus haute vertu dirait : "on ne s'excuse pas: on s'explique et on paie"... Mais il faut déjà savoir ce qu'on fait. Et c'est ce que refuse catégoriquement celui ou celle qui culpabilise faute de reconnaître le tort infligé, l'abus envers autrui que l'on appelle généralement "faute" parce que c'est plus commode que de réfléchir! Ce qui propose d'autres délices, moroses, sordides et veules,  nuisibles pour l'entourage et profondément destructrices et déstructurantes pour soi!

Sont pas si cons, les cathos!