Ca me désole et ça m'horripile. Il semble que la plupart des féministes sous-estiment encore la souffrance des femmes. Et ceci d'une façon qui peut paraître paradoxale. En luttant à juste titre contre la violence faite aux femmes, c'est à dire en ne considérant que la notion politique de couple, on fait l'impasse sur des souffrances importantes. Car on refuse de parler de la violence familiale en général. Et particulièrement de la violence due aux femmes. Sujet tabou. Et ceci au nom du féminisme. IL s'agit en fait de sexisme et d'une conception idéalisée de LA femme. LA, pas "les" femmes.

 

Les femmes qui souffrent ne sont pas "douces et gentilles" pour la plupart. Les femmes ne sont pas des andouilles soumises qui prennent des coups et pleurent. Ce sont des êtres humains (le saviez-vous? Des études récentes par des laboratoires indépendants l'ont démontré!) capables du meilleur comme du pire. Et la violence des femmes, si importante, si énorme doit être comprise comme faisant partie de leur asservissement. Les dominés ne sont pas forcément gentils et les émeutiers, dans une révolte populaire, ne font pas de cadeaux! Ca massacre! Et ça gêne les bien-pensants. C'est pourtant ce qui fonde aussi la violence terroriste! Celui qui se sent bafoué, dominé réagit aveuglément, comme un ours blessé! Et tue.

 

La violence familiale, je l'ai appris malgré moi, hélas, est principalement le fait des femmes (On a des pourcentages clairs et précis. et ce sont souvent des femmes qui l'étudient, font des statistiques, etc: tout avance). C'est la maltraitance d'enfant qui peuple les prisons de femmes (deux enfants en meurent par jour, paraît-il) et qui dépasse de loin la violence faite aux femmes. C'est aussi la maltraitance des vieux. Tut un ensemble de misère, de désarroi, de désructuration... d'absence de soi en soi.

 

L'infanticide est le "crime de femme" par excellence. Comment s'en étonner? C'est bien sur ce qui est considéré comme "identitaire" pour les femmes qu'elles agissent! Ce qui constitue leur "définition sociale" (feme est un rôle social, le saviez-vous?): l'enfantement. Et qui permet leur aliénation, la domination masculine, fruit pervers de l'exploitation sociale du désir masculin.

 

La condition des familles misérables en déshérence est terrible. Car le féminisme "officiel" évacue trop souvent le "social".IL y a plus de différence, dit Badinter, entre une ménagère de village et une bourgeoise chef d'entreprise qu'ente cette dernière et son mari: elels sont radicalemetn différentes, étrangère l'une à l'autre. Il existe hélas un "féminisme" bourgeois essentialiste et très choc. Il est aussi l'ennemi des femmes, et, par cela même, de l'humanité.  Pendtn ce temps,la feme opprimée de milieu humble est ou se dit anti-féministe avec véhémence: c'est des trucs de bourgeoises, de parisiennes!

 

La misère... la précarité. L'assujetisement aux allocations diverses (car, bien que nécessaires, eles sont aussi une violence: elle sinfligent un statut méprisé) Dès que le désespoir rongeur, la destruction, la haine et le mépris provoquent la déshumanisation (ce qu'on voit dans la sinistre histoire du massacre écologique des IKS, voir sur le net), on en arrive à la caricature. Mais ce qui suit est une réalité autour de moi, ici, dans le nord: La violence va du plus fort au plus faible: l'homme cogne sa femme, qui cogne les mômes ou les vieux, les enfants s'entrecognent (ça se passe parfois au couteau chez les ados),on cogne le chien...le poisson rouge, ça va, merci. c'est l'horreur et ça concerne un nomnre immsnse et sous-estimé de foyer: la famille traditionnelle, ça ne marche pas, ça n'a jmais marché, c'est pervers au départ et les bourgeois s'arrangent. Is ont les moyens de l'affection mutuelle ou du mépris respectueux, sans violence physique. 

 

La réalité des femmes, que l'on considère comme "à distance", presque comme des "bêtes curieuses" à force de leur donner un statut bien lisse, est complexe et leur humanité niée dès qu'on les idéalise. C'est encore du machisme que bien des femmes partagent. Mais il faut se secouer!Et comprendre le réel! S'il faut condamner la violence, il faut comprendre les violents. Nul, n'est méchant volontairement.Et la violence perpétrée par les femmes, loin de constituer une "culpabilité" supplémentaire (car ça, on leur on donne, de la culpabilité, qui peur se résoudre dans la délectation morose de la culpabilisation visqueuse) exprime l'horreur de leur condition.

 

Et quand on voit un garçon de douze ans, ayant subi des coups autant que des paroles destructrices,  dire calmement (une fois "récupéré, séparé de la violence après jugement et tout le bordel de la protection de l'enfance) "je crois que je déteste les femmes", on et ..embarrassé. Surtout quand on est le père. Et qu'on a milité au MLAC, entre autres, jadis!

Dans le coin du nord où je vie, cette situation de violence est quasiment la règle.avec les paternités imposées (par chance les hommes s'en vont ou meurent tôt, grâce à l'alcoolisme) et tout l'enjeu des enfants meurtris. Parfois, avec patience et énergie, on sauve ces derniers. Mais plus rarement les femmes détruites. L'horreur implacable du quotidien saumâtre semble les bousiller inexorablement.

 

Il faut se battre conte ce qui bat! L'éventualité des amours réciproques est tout de même à envisager. Il faut l'énergie d'un espoir musclé! Le refus de la résignation qui positive l'horreur  en déni du réel au lieu de l'assumer: efficacité, amour de la vie, coeur musclé, ferveur! Ca avance tout de même. A trop petits pas. Vive l'humanité.