nceste, miroir tendu. Nous regarder dans les yeux, nous reconnaître. C'est comme un gain de temps sur les séductions lentes. Et comme une évidence. Sans risques de gourance. Tu me ressembles. Et c'est sûr que l'on s'aime, puisqu'on le doit déjà, par fonction de famille.

 

Sexe et odeur de femme. On est de même chair. Et toi, c'est un peu moi. Une autre un peu pareille. Rentrons dans la coquille. Désir assez piquant, dans l'érotisme même. Ah? Tu fais donc comme ça? Maintenant, maintenant, rien n'est plus comme avant. Ô je connais tes seins comme tout ce qui s'ensuit. Une vérité surgit: on est fous de désir. Rien que ça suffirait pour se comprendre mieux.

 

Comme ça. Un moment fort piétine l'inconvenance. L'interdit s'efface. Vraiment ça semble juste. On va du même au même. Il y a du « pourquoi? », de la question sans fin. Alors que la seule fin est d'être toi en moi.

 

Assemblons l'azur pur et le cul qui s'agite! Du sublime au salace il y a communion. Cette continuité nous fascina tous deux. soeur, mon inconnue. Complices et fraternels, que demander de plus?

 

Impossible peut-être. N'empêche que ce fut fait. Comme on a aimé ça! Ensemble, avec des cris. Sourire comme une seule chair. Toi et ma peau. Existons en-dehors de ce qui doit se faire: nous deviendrons des dieux. Sérénité fébrile: quel est donc cet amour et quel est ce désir?