Aujourd'hui, je suis foutrement kirghize: je vais manger du cheval! Mais hélas, je ne saurai pas le nom de la bête que je vais manger... je ne l'aurais pas connue et aimée comme le font les peuples hippophages de l'Asie des steppes..Et le cheval n'est,pas pour moi une sorte de totem: le sacré n'est pas en vogue ici.Mais la profondeur de la nourriture, si! MAnger est une prière. Au dieu qu'on porte en soit, pas à l'autre prédateurs qu'on dit vivre là-haut! Mangeons! Et particulièrement ce qui est tabou ou qui suscite des répulsions petites-bourgeoises orthonormées : c'est sacrilège, donc c'est marrant, constructif en nous rendant divin: eritis sicut dei! Eve a mangé la pomme, le savoir savoureux, Eve a montré la voie, elle était à croquer (la pomme...Eve, je ne sais pas...mais sans doute...Hé hé, elle était peut-être bien faite, la Mamy! Par un artiste! Me voici prêt pour l'inceste transgénérationnel ou le cannibalisme!)!

Vaincre les tabous alimentaires, ses dégoûts personnels, ses rejets d'enfance , c'est se penser mieux, intégrer son histoire, devenir libre, être ce qu'on devient! t c'est un art jouissif!

Pensons nos vies avec délectation! Miam! et même: Slurp!

Les Mexicains aussi sont hippophage: Viva Zapatta! Et ses fiers cavaliers! Vive le cervelas roouge qui fait roter mafflu et aillé vulgos!

Manger c'est tuer...Tant pis, tant mieux: jsépa!