Fini de lire! Tournée, la dernière page et je reste là un peu flou vague mais heureux jusqu'au ventre... suave vertige...

La fin et  la manière... L'harmonie naît de leur belle rencontre. Et c'est comme ça, chez Eliette Vialle.  Sauf que ça va plus loin. ou autrement. L'harmonie de l'inquiétude. De l'angoisse même. Parce qu'on va loin dans ce qui est toujours là, mais qu'il faut ignorer pour vivre. De ce qui est en nous et ne s'en sort que rarement. La folie?  Il faut aimer ce vieux mot... au parfum de fêlure.

Le rythme de la phrase nous y mène en douceur... La mort devient douce comme un asticot. Ca éclate, les asticots. Le saviez-vous? La fiction creuse le réel, lui taraude le bide. Le phrase nous accueille dans ce que nous avons de fou. Oui, Eliette Vialle donne beaucoup. On peut certes penser à Lucien Suel, traitant aussi de l'écart: il y a cette classse, cette grandeur sans flonflons...

Ceux qui lisent pour se distraire ne savent pas que lire est le propre de l'homme. Ceux qui lisent pour se nourrir, ceux qui ont faim de laecture  comme des pauvres de pain, comprendront mieux comment cela bâtit, comme un calcium costaud qui fait des os d'acier. On vit mieux quand on a lu Etats Limites d' Eliettte Vialle (éditions Persée). Ca rend heureux tout en inquiétant. Ca dérange en apaisant... Ca fait tout en même temps!

Le mot me déborde! C'est magistral!  Oui!