Il y a un livre qui me met en joie et que je relis de temps à autres: Les Trois Rimbaud de Dominique Noguez... L'auteur part du principe que %rimbaud n'est pas mort en 1891, qu'il a continué d'écrire, qu'il est devenu "le Patriarche de Charleville", un vieux romancier reconnu... L'ouvrage commence par le discours de Paul Valéry, recevant Rimbaud à l'Académie Française et rappellant que ce grand écrivain, dans ses petits poèmes de jeunesse, annonçait son talent à venir... On suit la vie de Rimbaud réinventée, sa collaboration avec Germaine Dulac pour un film, on lit des pages du Journal de Léautaud parlant de ce vieil écrivain... Le tout est fort réjouissant...Ce livre, déjà ancien, n'est pas difficile à trouver et vaut le coup! C'est vraiment drôle et surprenant!

Voici la présentation de l'éditeur:

Dominique Noguez
Les Trois Rimbaud

1986
64 pages
7,47 €
ISBN : 2.7073.1078.6
EAN13 : 9782707310781


Quand Arthur Rimbaud entre à l'Académie française, le 16 janvier 1930, personne ne semble se souvenir de “ l'homme aux semelles de vent ”, du chérubin diabolique des “ Reparties de Nina ” ou du “ voyou ” voyant qui avait défrayé la chronique du milieu littéraire vers 1872. Valéry lui-même, qui prononce l'éloge du nouvel académicien, expédie “ le Bateau ivre ”, Une saison en enfer et les autres œuvres de jeunesse en trois phrases allusives.
Au moment où l'on s'apprête à fêter le 50e anniversaire de la mort de l'écrivain, cette étude voudrait montrer que le Rimbaud de la maturité, celui qui revient du Harar en 1891, qui épouse la sœur de Claudel en 1907, qui se convertit en 1925 et à qui l'on doit quelques unes des œuvres en prose les plus importantes du XXe siècle, est déjà génialement présent, par la manière comme les thèmes, dans ces œuvres de jeunesse oubliées.
L'image qu'on se faisait jusqu'ici du “ patriarche de Charleville ” ne perd rien à cette confrontation.