Bien que favorable à la liberté de l'Algérie opprimée par un régime d'apartheid odieux, mon père comprit la misère des "rapatriés" (quel étrange mot!!!). Il faut dire que c'était épouvantable de voir ces gens qui avaient tout perdu, ces pleurs, ces désespoirs. Et, je en sais pas comment, mon père se retrouva à travailler pour François Missoffe ('oui, le père de la Panafieu) qui était secrétaire d'état aux rapatriés sous le gouvernement Pompidou. On ignore encore que beaucoup de gens de gauche, libres et favorable à la justice DONC à la décolonisation n'en ont pas moins compati au malheur des déshérités et ont oeuvré pour les accueillir.

J'était petit, mais je me souvins bien. Mon père avait vu que je voie. Que je comprenne. Que même si la colonisation avait été une horreur absolue, il fallait aider ceux qui arrivaient. Et ce n'était pas une chose facile! Trouver des structures d'acceuil, des endroits avec sanitaires, fairepréparer des repas, tout ça dans l'urgence... Là, on faisait taire ses oppositions politiques pour parer au plus pressé...Avec des assistantes sociales qui tentaient l'impossible: rasséréner!

'4ai appris beaucoup de choses.Car ceux dont s'occupaient mon père avec toutes une équipe étaient des pauvres. On était loin du cliché de l'arrogant pied-noir ou des fascistes répugnants et tortionnaires que j'ai pu connaître ensuite. Ce fut un travail dur, éprouvant et beaucoup se décourageaient. Mais bon an, mal an, on a fini par trouver des couchages précaire et l'organisation s'est affinée.

c'est aussi celà, être "de gauche", sans charité, sans espoir de salut, en athée, en "homme majuscule"...C'est savoir compatir sans hauteur, aider, même l 'ennemi, même le colon, même le "petit blanc" qui n'a que la supériorité statutaire du "blanc" par rapport au colonisé bafoué. Et c'est un énorme privilège, odieux, inacceptable, effroyable... Cependant il fallait parer au plus pressé et écuter son coeur dans la réalité de l'empathie: aider, secourir voire même aimer ceux que l'on combat...

Je parle de nostalgie.. oui, ce temps affreux demeure important dans ma mémoire... J'y ai appris tant de choses...

Même si, une décennie plus tard, j'ai connu des pieds-noirs odieux, membres d'organistaions de droite qui, en 68, déguisés en infirmiers, ramassaientles bléssés des manifs pour les cogner encore à l'abri des regards...

Et puis même si,marié à une malheureuse fille de pieds-noirs odieux, j'ai pu subir ce que je raconte ici: http://orlandoderudder.canalblog.com/archives/2008/04/30/9006063.html

N'en déplaise à un odieux commentateur agressif, impoli et nullache! Dont je garde le commentaire au chaud tout en le provoquant en privé afin de voir jusqu'où ça va et jusqu'où il prend mes outrances pour argent comptant! Il faut se foutre de leur gueule!
t ne pas oublier leur souffrance, quitte à retouner el fer dans la plaie s'il la ramènent comme cet odieux badplaf!Et j'y vais franco! Le principe "pour un oeil, les deux yeux, pour une dent, toute la gueule" s'applique ici! Je lui sers le discours bien crade anti-pied-noir en en rajoutant des tonnes genre "nous autres Français"...Cales horripile et c'est rigolo de les voir sortir de leurs gonds... On va voir si je publie tout ça un jour... C'est une vraie jubilation que de faire tourner en bourrique cette prétention minable de ratés dérisoires...Car malgré tout, il y a de ça! Et l'on sent bien que ce n'est pas un pauvre qui m'agresse,mais bien un sale bourge profiteur!

Oui, ce fut un beau ratage, l'Algérie française! Dès 1830 et le massacre d'un tiers de la population algérienne!Ah! Bugeaud 'auteur d'un livre effroyable: la guerre des rues et des maisons, expliquant comment réprimer les émeutes!) Un génocide?

Mais j'ai le souvenir de ces groupes, de ces familles arrivant à la gage, désemparés, désespérés.. Et de mon père, en équipe, tachant d'amoindrir les dégâts, tâche impossible, mais il fallait y aller....