Ce matin, sur France Culture, un reportage sur la fameuse météo marine que France Inter nous offrait... Utile aux gens de mer, aux pêcheurs, aux plaisanciers (et sans doute aux parasites soumis qui se permettent de squatter la mer comme un terrain de jeu, les traverseur en solitaire, les route-du-rhumeux qui se permettent de se faire souffrir pour l'exploit, les porcs sacrilèges qui jouent avec la beauté dans leurs bateaux aussi laids que d'immenses baskets!!!) cette météo était pourtant écoutée par beaucoup de gens qu'elle ne concernait pas...On n'y comprenait rien mais on aimait... Moi, je me souviens, quand j'étais en misère, dans mon somptueux logis de 8m² qui m'a pourtant changé de la rue... pelant de froid,; recroquevillé dans une couverture, j'écoutais me croyant à bordord d'un navire en perdition...
A d'autres moments, moins subfriqués, j'entendais aussi. Ca me rassurait...Je pensais aux pêcheurs (pas aux sportifs ni aux écolos, ces ridicules capables de parler nature à un terre-neuvas!!!! Ignares touristes planétaires qui s'adressent, condescendants, à celui qui vit vraiment la nature! L'insolence écolo est insupportable! Cettre religion est obscène! )...JE me didais "voilà, les travailleurs de la mer (ô Hugo!!!) sont prévenus, ils peuvent s'organiser, risquer moins... ET le bulletin de météo marine ressemblait aussi, pour moi, à une sorte de prière, d'incataion protectrice assurant la sécurité des hommes de peine qui travaillent dur mais aiment leur métier! Qui vivent de la mer et en sont le peuple.Je sentais comme une sorte de tendresse dans ce bulletin météo qui, m'a t-on dit,faisait chaud au coeur, constituait une sorte de rendez-vous affectueux pour les gens des chalutiers et les cargos à vogue lente...

Ces pêcheurs qui m'ont toujours fasciné et que je voyais,petit, toujours prêts à me raconter des histoires ou des blagues...ces gens qu'on vilipende chez les petits bourges écolos (l'écologie c'est avant tout une bourgeoisie méprisant els travailleurs!es faquins méprisantles vraies gens, ouvriers, paysans, pêcheurs) et que l'on voit à terre, parfois pataud, les vêtements salés commedesharengs...Justes et humains venus du fond des âges, de la nécessité, du risque et de la peine mais aussi d'une certaine plénitude de se trouver à sa place...
Aujourd'hui, tandis qu'on nous parle de prétendue nature en décrivant un machin inventé, un "écosystèmé", une construction intellectuelle soutenant une idéologie glauque et fascisante, une copie d'imitation d'ersatz de véritable nature créée mentalement pour justifier les trouilles apocalyptiques, il est sain de voir des gens qui ne la ramènent pas et savent simplement, sans chichis idéologique, ce qu'est la mer, ce qu'est le vent, la nature en vrai, âpre, amie autant qu'ennemie, familière et hostiler nourriture et poison tour à tour...

Oui, ces pêcheurs qui blaguaient sur le port avec l'enfent que je fus m'ont dionné une leçon de réel, de poésie de la matière...
Salut à Yvon-Marie, mon terre-neuvas préféré qui me lira peut-être! Je me suis laissé dire qu'il est sans doute breton,

Honneur au "cassoulet breton,": haricots lingots, morue, lardons, oignon, aile et Yo ho ho, une bouteiller de rhum!