Voici un texte déjà publié.Mais y en a marre detoujours subir les mêmes trucs!

L’œuvre d’art à venir, c’est la construction d’une vie passionnante.

Raoul Vaneigem, Traité de Savoir-Vivre à l’Usage des Jeunes Générations, 1967.

Parmi les ruses amusantes de la petite-bourgeoisie, il en est une qui m’amuse particulièrement : la « Littérature populaire ».L’idée en est récente et fleure bon le paternalisme du XIXe.s. Effrayés par la, grandeur du roman, en mesurant l’influence politique et sociale, comme chez Hugo et Zola, les bourgeois ont pris peur. Alors ils ont inventé la « littérature populaire ». A partir des grandes œuvres, on a trouvé des recettes pur créer une marchandise assimilable aux pauvres et que l’on pouvait ne pas trop orienter politiquement dans le « mauvais sens ». Ainsi naquirent les sous-Hugo, les sous-Zola, les sous-Dumas. Ponson du Terrail, Amédée Achard, Xavier de Montépin créèrent ainsi une littérature de marché qui se développa parallèlement à la littérature enfantine, nouvelle venue, ell aussi, dans le même but de sérier et de maîtriser idéologiquement les marchés. Le « grand art » était trop bon pour le peuple, alors on lui inventant excellent tout-venant, dort agréable à lire et transformant ce qui était art en distraction. Les auteurs étaient souvent des bourgeois et tout allait pour le mieux. En lisant rocambole, on ne lisait plus guère Hugo, qui avait été trop « populaire », vu ses engagements.

Hugo, voyez le début des Misérables, celui de l’Homme qui rit, comme les grands était illisible pour les peu cultivés. Et la transmission des œuvres se faisait par voix orale, dans les ateliers, les usines. Ceux qui ne « comprenaient pas » écoutaient sans interrompre et, comme c’est une excellente méthode, finisaient par comprendre mieux. Seulement, aujourd’hui comme hier, la « littérature populaire » n’est pas toujours compréhensible par les gens incultes ou sans hygiène culturelle minimale. Les lecteurs de « littérature populaire » d’aujourd’hui sont généralement des bourgeois esthétisants ayant une idée bien bourgeoise et bien esthétisante du peuple. Et la littérature populaire, la vraie est devenue inane. Comme l a littérature pour bourgeois cultivés qui remporte des prix littéraire (oui, il y a des exceptions !!!).

LA chanson a suivi, comme la bande dessinée. La bourgeoisie en a fait des « arts » ! On écouta Brassens, ce qui permtait d’ignorer Saint-John Perse !

La chanson fait partie de l’inconscient collectif des peuples. Elle représente pour ceux qui ignorent la poésie dans ses vives créations une idée du « poétique ». Robert Sabatier, Histoire de la Poésie Française.

Et l’on simplifia le discours inacceptable des Pieds-Nickelés de Forton , vrai chef-d’œuvre populaire en l’atténuant. La crudité, la hideur formidables de Forton a laissé place aux horribles BD réalistes d’aujourd’hui, « vachement bien dessinées » avec leur pompiérisme achevé, ridicule et hyperbourge. Le dessin est d’ailleurs devenu « graphisme » ! C’est dire comme c’est beau !

La littérature, en sa totalité grandiose, s’et morcelé. On a inventé les « genres », lettres à trucs, à procédés, empêchant l’accès à l’art vrai, celui qui peut chercher la grandeur ou le sublime, devenus « intellos » et méprisables car qualifiés de « bourgeois «  par les bourgeois même. Pendant ce temps le peuple est acculé à linculture par la télévision montrant des séries « populaires » concoctées sur mesure par des bourgeois friqués qui s’engraissent en abêtissant. Car tout cela a tué la culture du peuple ! Bien sûr, le bourgeois peut aussi se régaler de ces sous-produits en les trouvant « kitsch » !

L’idéologie continue en mettant sur le même plan le moindre et le meilleur : pu un peu Johnny Halliday vaudrait Mozart (qui « fait chioer » tant on a réussi à provoque l’agueusie générale et l’anorexie culturelle ! C’et comme si l’on avait trouvé un système pour que les pailles préfèrent le coca-cola au saint-Emilion ! On a rendu les gens infirmes par la consommation et la société du spectacle ! Et tout ce qui fonde, forme, permet d’être soi même,la vraie culture générale est méprisé, bafoué par ceux qui préfèrent demeurer esclaves).LE tout sur fond d’anti intellectualisme, tout ce qui pense , bâtit vraiment étatn « arrogant » ou « prétentieux »… Et bien sûr, le peuple » ne comprend pas « l’art moderne »…ni la « Littérature contemporaine » ! Et cultive ainsi la fortune de ses oppresseurs !

Le jour où le « peuple » aimera Mallarmé, où Norge sera plus connu que Zidane, et ce jour, là seulement, il y aura liberté, égalité et fraternité. Champagne pour tout le monde !

En attendant, quand vous voyez le mot « populaire », faites gaffe ou tirez els premiers : il y a de fortes chances que ce soit encore une saloperie pour dominer et asservir les humbles !

Vive l’amour ! Soyez fiers et mangez trop !

L’anorexie culturelle et le manque d’hygiène culturelle snt des fléaux ! toute personne inculte est un autodafé ! Je veux dire toute personne qui ne prend pas de plaisir à lire ce qui est vraiment vrai, grand, savoureux, nourricier. La « littérature populaire » est à la littérature ce que le McDo est à la gastronomie, le porno à l’amour, les mots croisés à la poésie, l’ersatz au vrai produit, l’allégé à la vraie nourriture !

N’oublions pas qu’en plus, devant une grande œuvre qu’il ne peut pas comprendre, le petit-bourgeois a peur de « se faire avoir » ! Aussi crie t-il généralement à, l’imposture, car « on ne la lui fait pas, à lui » ! L’esprit boutiquier est devenu la norme ! On refuse l’admiration, l’humour, on ricane,,on dénigre… La moindre grandeur fait honte à la médiocrité ambiante, alors on hurle au chiqué ! Et les faiseurs sont rois !

Se distraire empêche de vivre ! Tout artiste est modèle ! Tout art est viande ! Espérons qu’un jour il n’y aura plus besoin de ses distraire ! Ainsi l’amour deviendra une possibilité et non point une absence déniée par l’obligation sociale d’aimer… L’amour est volonté de savoir, de connaître… Ceux qui ont besoin de se distraire ne peuvent pas aimer : la télé est là !

Vous rendez-vous compte de la démission de soi que signifie l’ennui, l’idée qu’une œuvre « fait chier » ! Combien cette infirmité rend morose et fout la vie en l’air ? L’amour est une vigilance et non un laisser-aller! Etonnant, non ?

Ah ! Il faudra aussi que je parle de l’argot, ce « must » du « populaire » bidon à la Renaud ! Encore un machin que les bourgeois trouvent « populaire » ! En le confondant avec le langage du peuple. Chez mon grand-père, ajusteur, parler argot signifiait la baffe immédiate ! Et partout dans le « peuple » (on ne sait pas ce que c’est) : les ouvriers se voulaient à juste titre « honnêtes gens » et refusaient le langage des truands ! L’argot est passionnant mais pas « populaire » et la petite-bourgeoisie se l’est accaparée pu s’encanailler à bon compte !

Et si l’on arrêtait de prendre le « peuple » pour un ramassis de cons ? i on arrêtait de lui infliger la chansonnette et la sous-littérature ? Si on lui permettait d’accéder au champagne plutôt qu’à la piquette ou au « bon petit vin », genre « petit bordeaux » dégueu acheté à bas prix à des vignerons qu’on exploite ?

Et si l’on allait vers la grandeur ?

L’idée du « populaire «  est un revolver bourgeois ! Une arme pour dominer le peuple ! Ce qui n’empêche pas que ce soit agréable, la piquette genre Rocambole ou Les Mystères de Paris! Avec une tendresse particulière pour Zévaco qui faisait parler les nobliaux en déshérence de l’époque de Louis XIII comme des anars, des libertaires, des Communards ! Oui, ce sont de bons produits. Mais la littérature n’et pas seulement un truc à consommer ! L’industrie n’est pas l’art et la copie n’est pas l’œuvre !

Nous avons besoin de vertus plus hautes !

On va encore me dire que je suis dérangeant !

Savourions le bonheur d’être soi-même ! Devenons nos propres Dieux ! Vive le Pernand-Vergelesse !

Bonne année ! Je vous souhaite à tous de vivre une vie merveilleuse et tellement belle que vous n’ayiez JAMAIS BESOIN de vous DISTRAIRE ! Il y aura plus d'amour dans la vie!

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