30 juin 2008
Albert cossery
LE grand albert est mort... Après Gracq, voici l'une des deux voix singulières, "autres" qui s'en va... La tendresse amusée, l'ironie bienveillante,la langue de vipère mais aussi la générosité d'une écriture à la fois vive et nonchalante...
Relisons LEs Fainéants dans la vallée fertile et soyons fiers d'aimer la vie...
Pour moi, c'est encore un peu de mon enfance qui s'en va...après Gracq, oui... Tous ceux que je voyais enfant, généreux,parfois fous, toujours lumineux.. cossery chez Lipp, qui sait ce qu'est Lipp, plus proche de Léon-Paul Fargue que des gens à la mode... Cossery à Saint Tropez, nonchalant, vif et beau comme le roc... Cossery comprenant, n'expliquant guère, donnant à voir... Cossery et Tardieu discutant chez Sénéquier... Et moi, gamin de la mer, écoutant à grands yeux et voyant des oreilles comme on croque du coeur... Illuminé par ces gens qui portaient sur le monde un regard éperdu. A thing of beauty..
"Viscéralement de gauche"
Quelques-uns se disent "viscéralement" de gauche. Ou de droite. Ca me fait penser aux sous-artistes qui oeuvrent "avec leurs tripes" (allez dire ça à Dürer, à Picasso, à Matisse, à Degas!!!!! A Rimbaud, à Gracq, à Calvino, à Kosztolanyi,, à Hugo!).ca doit être écolo.C'est animal,puisque ça demeure au niveau de la merde. Aussi nul que Céline, le lâche florissant,petit-bourgeois aimé qui n'a pas su le rendre. C'est probablement écolo, vu que c'est sale. vu que c'et bas, lâche et facile comme un grand solo de guitare dégoulinant genre guitar hero de la pop totalitaire ou bluesman blanc àla voix cassée pour taverne irlandaise.Avec veste de tweed. Tripes?Bid! Bidon!
"viscéral", "tripes": clichés petits bourgeois pour refuser l'amour, l'émerveillement, l'admiration. Ricanement fétide de celui "à qui on ne la fait pas" genre "je ne supporte pas, c'est physique"! Méfiez-vous des gens qui parlent ainsi! Fuyez-les! Car un jour ou l'autre il vous feront des crasses! Le viscéral est bas.Un estomac bien au-dessous des talons et qu'il faudrait fouler aux pieds, écrabouiller. Scorpion.Vipère.
Sérénité du malheur. On se tait quand onparle.Mente manuque: la mai et l'esprit; l'art. Pas de dégoulinance.On peut déprimer,mais en ne rigolant pas: onpréfère el rire àla rigolade.On avance, calme et droit!Misère d'Erik Satie qui ne se plaignait pas.
"Viscéralement", c'et con.C'et agression, totalitarisme, refus d'être aimant pour de vrai.Refus de se "prendre la t^te", c'est-à-dire l coeur.Refus de sa propre présence. De l'esprit qui est âme. Du geste vrai, de l'intention pure.*De l'amour qui sait voir avec les yeux crevés par la bigorne du coeur. De la raison féconde, chaleureuse comme le bon pain. De la raison déraisonnable qui croustille...
"Viscéralement"! On se vante de sn abjection, de son manque de distance. On refuse de penser la beauté de la vie. On "viscéralise" come le raciste devant l Noir qui vomit. Comme Totoseb le facho honteux. On refuse de se contôler, de dire le vrai.On ment.
Autre chose est d'ête soi.Précautionneux.Poli envers sa propre personnes (qui sait encore se voussoyer lui-même?)... Courtois et précis.Vrai. Non pas froid. Mais tendre.Sans la violnce "viscérale " de la brute. de la pulsion salope, sadique, mauvaise...
Aimer c'et aussila distance enves soi.Le respect.Le crucial. Savoir l'autre,le connaître.Refuser la facilité,le gnangnan come le brut ou savoir le "gérer"...Etre là, la présence!
Viscéral! La fierté d'être con! e refus d'offrir.La volonté ignoble de recevoir sans donner, définition gluante de toute méchanceté... L'égoïsme en personne et personne là-dessuos, tout dessous...
Autre chose et l'amour.Celui de l'artiste,mais pas seulement: celui du vivant. Le don qu'on donne et qu'on reçoit.Le don de l'amour que l'on n'a pas forcément reçu. La vie. Etre doué. Digne d'un don sans clocher. Se savoir. Ouvrir les yeux comme des engoulevents le bec. Avoir peur.etre costaud.Etre fragile. Etre humain: refuser l'aniomal sauf s'il est réfléchi au miroir impoli des coeurs conscients d'aimer. Tout amour est savoir.Je t'apprendrai par coeur. Et non par l'intestin, la caillete, le bonnet... Mais peut ête de la pense car le ventre sait penser... Mais point de viscéral qui ne soit très soigné! on neprend pas les autres pour des chiottes nom de dieu, le merdeux incapable d'aimer!
Il n'y a de viscéral que la haine.La haine et la trouille. L'animal et le religieux. Ce qui salit le monde! Le veule.
La bêtise. La gauche est raisonnée comme l'amour qui décide sa propre folie par certitude de pouvoir s'y perdre! Sérieusement pas triste!
Que ma joie demeure!
Capucine.
Capucine.
Y a plus de pain chez nous : on a tué la voisine.
Et c’est en la mangeant qu’on a reconnu l’air d’une ancienne chanson, vous savez, tralala, et puis ça recommence.
La voisine fredonnait en étendant son linge.
Tout propre.
C’est nous qu’on l’a taché de sang.
De son sang à elle.
De son sang de voisine.
Bonne comme le pain.
On l’a tranchée à grand coups de couteau-scie.
En chantant la chanson. Vous savez, tralala.
C’est nous qu’on l’a mangée toute cuite.
Dire qu’on la regretta.
Ce fut en la rotant.
urgence absolue! Pensons aux générations futures
La nature est le plus grand danger qui menace l'himme, cette emrveilel absolue! IL faut agir!
Voici une action nécessaire:
Pseudo-projet d’un moratoire citoyen
par Jacques Poustis
Halte aux risques liés à la consommation des plantes 100 % naturelles mais toxiques !
Les allergies liées à la consommation de végétaux sont depuis
la nuit des temps un véritable fléau pour l’humanité : allergies aux
arachides, à certains fruits (kiwis, bananes, noix de coco, fruits à
noyaux…), à certains légumes secs (soja, haricots…) et à de multiples
graines (blé, orge, seigle, sésame, tournesol, moutarde, pavot…)…
Nous, MCPNGT, demandons solennellement qu’un moratoire soit décrété par l’OMS, l’ONU et l’UE afin d’arrêter la production et la commercialisation des plantes naturelles reconnues toxiques ou allergisantes !… Pendant combien de temps me dites-vous ?… Heuuu… Compte tenu de l’expérience désastreuse de l’amiante, un moratoire de 50 ans nous paraît être le minimum acceptable ! Cela permettra d’étudier sur le long terme l’impact sanitaire exact de ces plantes naturellement assassines.
Ce que nous exigeons :
1.
dès que le moratoire sera décrété, un panel de scientifiques émérites
se mettra au travail afin qu’à l’aube de l’année 2058 une liste
indiscutable des végétaux cultivés ou sauvages, reconnus ou soupçonnés
d’être toxiques ou allergisants, soit établie.
2. ce panel de scientifiques vivra en milieu confiné pendant les 50 ans que durera leur mission, afin que la dissémination et la pollution d’influences néfastes venues des grands lobbies financiers ou idéologiques (comme Monsanto ou Greenpeace…) ou des pseudo-lobbies (comme l’AFIS) ne puissent en aucune façon les contaminer.
Ces études permettront :
1. d’évaluer la toxicité des plantes incriminées dans l’alimentation humaine ou animale.
La suite sur: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article904
Ce site fait de la Résistance au bourrage de crâne écolo!!! !Pour la santé, la vérité, contre l'obscurantisme sordide! Ne soyons pas esclaves d'une nature inventée par l'idéologie bio-écolo et fort différente du réel!
21 juin 2008
Mélancolie printanière en souvenir d’une morte.
C’est le printemps ! Des filles chantent dans les champs, des garçons suent en travaillant. Le vent ébouriffe la plaine ! Soleil, soleil !
Je me souviens trop d’elle… Son corps luisait dans la pénombre de la tonnelle. Elle, toute nue, gantée de sa peau… Comme une statue antique en équilibre hautain. Juchée sur ses pieds pâles. Sereine sous l’azur. Vivante. C'était une belle femme, un peu plus que ça, même, reliée d'un joli hâle et son cul rayonnait.
Affreuses séductions du beau temps, quand la mélancolie s’ébroue ; elle renâcle, cheval et chien, naseau morveux, souffle de soufre ! Et la mémoire s’exhibe en visions qui font mal ; Ses seins, regard dardé, dévisageaient mon désir . L’amour aurait pu vivre. Plus fort encore. Sauf que la mort… Brute. Dire qu’on s’aimait presque puisque tout commençait par un début ardent !
Des os d’oiseaux bouffés jonchent le sol. Le chat ronronne en digérant. Squelettes ! Claviers fougueux d’orgues aux sinistres dissonances… Elle chantait, alanguie, fumant un culebra, vipère de tabac, retors comme un vieux cep, elle chantait haut et fort et de sa voix giclaient des justesses infinies… Il y a des années. On aurait pu s’aimer encore longtemps, je pense, caresses et morsures, en de poignants émois !
En ce jour, elle mourut. Maudit anniversaire : Elle rôde, la mort, la voilà ! Printanière putain verte comme un fruit qui prend son temps. Elle mûrit, la garce ! Elle me nargue : ce n’est pas mon jour. Mais elle danse en me rappelant que, jadis, ici même… Souviens-toi ! Souviens-toi ! Me dit-elle, comme pour m’aguicher, regard salace, voix de rogomme, sourire vulgaire…
Senteurs de Mai ! Muguet remuglant le bonheur a crever ! Les champs ondulent sous le vent Je suffoque : L’étouffement vivace des parfums lourds qui tuent harcèle mes poumons outrés. Trop d’air, trop de lumière ! Tout embaume et le souvenir pue : je l’aimais. La mort me voit, langoureusement froide, statue de glace et transparence. Os moisissants. Soleil dessus.
Oui, le soleil, le soleil de merde, soleil de mort et qui dessèche ! Je me sens enfanté de nouveau, renaissant au passé, engendré par l’abord du sale moment. Renaissant pour redevenir bien vivace et charnu. Pour que la Mort se régale comme le chat repu… Avant de ronronner, replète et satisfaite. Elle se fera attendre tant que je souffrirai ! Quand donc me prendra t-elle ? Quand donc fera t-il froid ?
Anniversaire immonde de cet instant crasseux. Elle mourut en ce jour cette femme qui chantait. Qui me hante en cette heure. Aujourd’hui, au printemps. Mélancolie : Cheval et chien, fatigue odieuse. Naseaux poisseux de larmes épaisses. Solitude. Il fait beau. C’est le printemps. Mélancolie. Mélancolie. Il va pleuvoir. Ce sera beau. Soleil, soleil ! Adieu, bonsoir.
20 juin 2008
Une femme dans les yeux
Une femme dans les yeux : remuant comme un papier ! Et cela se déplace comme une feuille volante ! Effroyable destin que d’être soi tout seul ! Et de la regarder. Elle. Quand les fontaines pleurent, ça me donne très soif ! Il y a du radis noir dans la porte du frigo.
Une femme dans les yeux : Elle est bien dans ma vue… J’ai dit du radis noir pas du raifort costaud. Le frigo et trop vieux. Je vais quitter ma femme. Là dessus, la fontaine ne nous donne que de l’eau.
Une femme dans les yeux :je la vois toutefois, tout le temps malgré moi… Elle m’a froissé mon âme comme une pomme trop vieille. J’ai lavé mon esprit. J’aime le radis noir. J’aime le raifort aussi, ça pique, c’est épatant. J’ai rincé ma vieille peu dans l’eau de la fontaine. J’ai bu un verre de vin, et je m’en suis allé. Les vieux frigos ronronnent parfois comme des gros chats.
Une femme dans les yeux, qui me manquera, oui. Depuis que je ne suis pas là, je crois parfois la voir. Mon ventre a gargouillé ce matin. Alors j’ai mangé quelque chose de fort. Effroyable destin que d’être soi tout seul, chiffonné comme une pomme, pleurant comme un frigo qu’on dégivre enfin avec en plus de ça un sentiment strident tout au fin fond de son cœur digne d’un raifort cru qui fait encore pleurer comme une fontaine lasse….
19 juin 2008
Tout désespoir est bon à prendre
Tout désespoir est bon à prendre :
A chaque candeur son destin
Et sur les lignes de ma main
Ma vie se gèle à pierre fendre.
Vertigineuse, à peu près tendre,
La solitude s’exerce en vain :
Aujourd’hui vaudra bien demain
Qui n’a rien perdu pour attendre.
A chaque oubli son habitude
A chaque prison, sa certitude
A chaque moment son histoire,
A tout chagrin sa nourriture
Le sommeil me veut en pâture :
Coup de balai dans la mémoire
goralpurne
Porche la misoire ! Agudjé la parageoise. Borcu duculard soumiroff. Vercondru castiflag mezuitres : Soragem jotimé suckleard de purte mi clouir ? Secziuit, retezacle et cortage bubourneux. Klakeau purtirulert ! Rotoplanure d’astigartagle por tartinor d’égramadase ! Zogodorop doule!
14 juin 2008
Inhumons nos prières.
Une poésie salace serait tout un nombril,
Un monde à part, sérieux, ne puant qu’à demi,
Mes minutes sont faussées tout autant que naïves.
Même si je sais que notre légende recommence
Tous les matins, même quand il pleut !
Tout un nombril, disais-un nœud de chairs collant
Qui s’accroche au ventre lequel masque la tripe.
L’amour c’est comme un foie qui digèrerait mal,
Et des biles austères y font des bouillies rances !
Pour aimer je vivrai ; ça me condamne à mort.
Nombril, visage voilé, chair retorse en droit-fil,
Courbure qui ferait mal si l’on recommençait !
Un poésie mausade serait un peu sereine
Parce que quand on est triste, on a l’air plus sérieux.
Souis la lune pâle ou rousse, j’écrirai des poèmes,
Que je ne lirai pas par manque de clarté.
Ma main tracera des lettres qui s’aimeront.
Le ciel sera-t-il calme ou bien impétueux ?
Arrachons els pétales des étoiles amassées :
Elle ne sera pas là, celle que j’ai cotoyée.
Une poésie de chair nous fait croire qu’on vit
Quelque joliesse en souffre : des amours interdites !
Le nœud qui s’obnubile au regard insistant,
Nait juste après chacun, ce chacun qui le cerne, !
Quand on appelle en vain, le vent bouffe les mots,
On est triste comme des chiens, larmoyance à gogo.
On élève son cœur vers le ciel infini,
LA douleur nous grandit, la sincérité pue :
On bacle des oraisons, à cause des sanglots
« Mon amour je te prie de m’aimer comme avant » !
Il me faudrait des mots répugnants et flaccides,
Pour beugler un amour et pour s’en dégoûter,
Ce serait admirable de crier en injures,
Tele fidélité qui s’installe et qui pèse !
Je veux jeter l’amour aux décharges fétides,
Où chaque roucoulade moisira à loisir.
Parce que j’ai aimé, et que je n’aime plus .
Fidèle comme un nombril, un gros pou sur la panse,
Je veux ne plus rien dire qui soit joliment doux :
« toi que j’ai tant aimée », troulala, laïtou !
Mes franchises charnelles n’ont rien de naturel :
Tout nombril est un monde, un monde, ça sait y faire,
Et ça vit en vibrant d’acrivités diverses !
Un monde ça s’articule en mots de journalistes :
Il y faut des scandales et des meurtres d’amour.
Côté souffrance, ça urge, urticaire de froidure ;
J’ai arrondi mon cœur comme un silex usé.
Mon nombril déjà rond s’en fout éperdument,
C’est une vague étoile qui éclaire en douleur,
Inhumons nos prières, ça leur fera les pieds.
13 juin 2008
Au Café de l’Instant.
Avec l’air d’une fille simple, elle aguichait les hommes qui entraient du pied gauche au Café de l’Instant. Un désir la touillait lorsque l’un d’entre eux mordait à l’hameçon de sa chair plus qu’offerte. C’eût été le bonheur, l’allégresse, voire même la fête ! Mais nous savons bien que…